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lundi 19 décembre 2016

Haïti/Politique/Université: Lettre ouverte de l’étudiant Jean Marc Donald Orphée (U.E.H.) à l`ex-Président d’Haïti, Jean Bertrand Aristide.

                                                                                                    Port-au-Prince, le 18 décembre 2016
    



Jean Marc Donald ORPHÉE
Monsieur l’ancien président, je ne vous ai pas connu lorsque vous tiriez à boulet rouge sur Jean-Claude Duvalier et sur ses sbires.  J’ai appris à vous connaître sur les bancs de l’école dans vos belles envolées lyriques. Je sentais que votre voix,  à l’époque, se confondait  avec la souffrance du peuple qui était dans un carcan.

Chacun a senti, à sa façon, vos paroles profondément sensibles. D’une certaine manière, vous avez su parler avec votre cœur, avec votre largesse d’esprit à tous égards.  Et on sait aussi combien vous vous démeniez comme un diable dans un bénitier pour changer le cours de l’histoire de ce pays.

Cher Président,  je souhaite que vous gardiez cette volonté de régénérer le pays en vous, cela va sans dire. Au nom de toute la république, je veux pouvoir vous saluer.

Cher Président,  votre jeunesse a voulu construire le pays.  Votre vieillesse ne doit aucunement le détruire. A coup sûr, après avoir brigué,  dans des circonstances combien épineuses, la magistrature de l’État,  il va falloir que vous fassiez votre bilan. Je ne le magnifie pas, je veux pouvoir le comparer.

À  bien comprendre,  vous avez  eu toujours du fil à retordre  en sorte que vous puissiez accoucher solennellement vos idées, tel que l’on souhaiterait ardemment. Bénéficiant,  pour un premier mandat,  d`un soutien populaire, vous auriez fait, accompli des progrès pour la masse qui vous a auréolé. Un réel élan naturel vous a lié et vous lie encore.

Cependant,  il y a dans l’air une autre force d’impulsion populaire. Je vous invite à épouser le temps, qui n’est autre que  celui de la consolidation qui fait la grandeur des pays civilisés.

Je suis d’avis que vous avez le sens de l’histoire et que vous,  en tant qu’homme avisé,  ne souhaiterait guère  vous en jeter dans sa poubelle.  En fait,  dans une démarche  mettant en joue la jonction,  la mise en valeur du consensus,  la majorité silencieuse,  à  mon avis, vous convie à faire preuve de grandeur d’âme.

Ainsi vous invité-je formellement  à initier   la table des discussions entre les acteurs politiques en vue d’élaborer,  de forger un destin collectif pour ce pays autant maltraité que méprisé. Haïti a besoin de  l’union de ses propres fils pour son développement durable intégré, c’est une vérité incontestable.

Ce qui fait que vous êtes appelé à  vous engager  pour une possible  régénération du pays.

Si vraiment de telles pensées vous habitent, Monsieur le Président, je vous prie de recevoir mes salutations patriotiques. Je souhaite vous rencontrer pour vous  en dire plus.

Haïti vous attend pour alimenter la stabilité; vous êtes une grande voix.


Merci


Jean Marc Donald ORPHÉE, Étudiant en sciences politiques à  l’IERAH/Université d’État  d’Haïti

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