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Louis-Philippe Dalembert, lauréat 2017 du Prix France Bleu .

vendredi 18 novembre 2016

Haïti/Rétrospectives : Horlogers d'hier

Claude Dambreville
Que sont devenus nos horlogers d'antan ? Erwin, maître horloger diplômé d'une grande Ecole de la Suisse, Roro, Loulou, Pepe, etc. qui avaient appris le métier sur le tas ? La réparation des montres et horloges, une honorable et paisible occupation, a connu chez nous une lente agonie, suivie inexorablement d'un implacable trépas.

Durant les dernières années qui ont précédé l'extinction de cette respectable activité chez nous, on pouvait voir Roro, par exemple, traverser le Champ de Mars chaque matin, à petits pas réguliers, pour se rendre à son atelier de travail : une table entourée de vitres protectrices, et surchargée de montres qui avaient rendu l'âme, ainsi que d 'une vingtaine de petites boîtes contenant des aiguilles, des oscillateurs, des pignons, des remontoirs, des jeux d'engrenages, des ressorts, des vis minuscules, sans oublier sa lampe frontale, sa loupe, et toute une série d'outils microscopiques .

Grâce à leur honnêteté et à leur conscience professionnelle, tous ces courageux et patients gentlemen, comme Roro, Erwin, et bien d'autres, avaient la confiance absolue de leurs clients. Ils ouvraient avec amour et sérieux, pour que les montres. Réveils, et pendules qu'on leur confiait, se remettent à fonctionner d'une manière irréprochable. On peut dire qu'ils faisaient vraiment honneur à ce noble et vieux métier d’horloger.

Il y avait malgré tout quelques petits astucieux que les clients avertis s'efforçaient d'éviter, et pour cause. Avant même de diagnostiquer le dysfonctionnement d'une montre, ces madrés techniciens déclaraient sur un ton d'autorité : "Visiblement, cette pièce a besoin d'un bon lavage. Sinon, je ne réponds pas de sa durée". Ne connaissant rien en la matière, neuf fois sur dix, les clients disaient amen à la proposition. Or, un lavage de montre, cela faisait bien une trentaine de gourdes en plus du prix de la réparation.

La plupart de nos horlogers sont partis pour l'au-delà, laissant après eux, en guise de remplaçants, rien que des "remplaceurs" de petites piles rondes pour les montres modernes .


 Crédit : Claude Dambreville

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