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Marie Yolène Gilles jette l’Éponge à son organisation-fétiche RNDDH, ce mardi 4 avril 2017. Elle démissionne du RNDDH .

jeudi 7 avril 2016

Quand des policiers québécois en mission font des bébés en Haïti.


mercredi 6 avril 2016

Nouvelle*: « Le Coin de Lou », On m’a volé mon enfance !

Lou
Lou
N.D.L.R.- Lou est femme, épouse, mère et artiste aux multiples talents. Quand elle ne transforme pas les visages avec son talent pour le maquillage, elle cuisine pour une première communion et à ses heures, elle prend sa plume. Elle a l’art de jouer avec les mots, de les agencer et d’inventer des histoires agréables, touchantes et palpitantes.
 Ses mots, qu’elle tisse sur du papier deviennent textes et soudain une aventure est née. Quand on commence à la lire on ne s’arrête pas, elle vous tient en haleine jusqu’au bout. Une longue histoire d’amour entre une femme et ses idées, auxquelles elle donne vie sur du papier est née.
  CANAL+HAITI & DIASPORAMA-HAITI, lancent la série de « Nouvelle* » intitulée: « Le Coin de Lou », qui  retiendra votre attention du début à la fin de chaque capsule hebdomadaire. Ces récits sont les purs produits de l’imagination fertile de l’auteure. Sponsors à vos marques.
 *Une nouvelle est un récit court. Apparu à la fin du Moyen Âge, ce genre littéraire était alors proche du roman et d’inspiration réaliste, se distinguant peu du conte. À partir du xixe siècle, les auteurs ont progressivement développé d’autres possibilités du genre, en s’appuyant sur la concentration de l’histoire pour renforcer l’effet de celle-ci sur le lecteur, par exemple par un dénouement surprenant. Les thèmes se sont également élargis : la Nouvelle est devenue une forme privilégiée de la littérature fantastique, policière, romantique, érotique et de science-fiction.
 Les personnages et les situations de cet espace étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

 On m’a volé mon enfance !

« Petit Jésus, je t’en prie ne laisse pas Papa aller en prison. Petit Jésus, je te promets d’être gentille, de partager mes jouets et de manger moins de sucreries. Petit Jésus, je t’en prie, je ferai tout ce que tu veux pour que papa n’aille pas en prison… »
 Vingt-cinq ans de ça…
Je me rappelle de cette nuit, il y a vingt-cinq ans de cela. Cette nuit sombre que j’ai cru oublier et que j’ai vécue dans la maison familiale. Cette nuit où tout avait  été définitivement chambardé. Mon enfance ressemblerait à celle de Martine dans les bouquins que Maman m’achetait, si ce n’était que ce très mauvais chapitre. Je priais dans ma chambre pour que mon père n’aille pas en prison. J’entendais ma maman le supplier entre ses sanglots au dehors pour qu’il n’achève pas sa proie. Avec du recul, je la comprends, elle était prise de toutes parts dans cette histoire et souhaitait sauver ce qui pouvait l’être encore. « Raymond tan pri wap tiye li, Raymond sa li fè a grav men tanpri pa mete kadav li sou konsyans ou, nan kay la. Raymond kite li bay leta, Bondye ap baw jistis ou ». J’avais saisis dès  cet instant que mon père me défendait contre une personne qui m’avait fait du mal. Mon père faisait fi de ses recommandations, il la repoussa en lui faisant comprendre que c’était sa maison et donc sa justice. Il était possédé par je ne sais quel démon s’exprimant à travers la boxe et massacrant Jérémie à coups de poing. J’ai l’impression quand je remémore cette soirée, que chaque coup porté creusait une nouvelle entaille, craquait un nouvel os. Le coupable lui ne ripostait pas, il restait inerte, il encaissait tout. Je ne sais pas si c’est parce-que sa conscience était touchée ou que son adversaire était bien plus  baraqué comparativement à lui pour qu’il se défende. Je pleurais debout derrière ma tante et marraine en assistant à cette scène dans notre cour. Le dernier coup de poing que mon père lui lança au visage, lui fit cracher des dents. Devant autant d’horreur ma tante me conduisit à l’intérieur, je restai témoin derrière les vitres. C’était trop pour mon âme d’enfant. Je ne veux pas que mon père aille en prison… pas par ma faute. Ma mère essaya encore de le calmer. Elle avait beaucoup à perdre dans cette mésaventure, une fille abusée et probablement un cousin mort et un mari en prison.
J’ai honte de moi, ce sera de ma faute si mon père s’en va en prison. Pourquoi a t-il fallu que mes parents découvrent notre secret ? Je suis la complice du cousin de maman, Jérémie. J’ai accepté toutes les gâteries qu’il m’a offertes. J’avais promis de ne rien dire. Ma tante, la petite sœur de maman a découvert les tâches de sang dans ma culotte dans son tiroir pendant qu’il était en vacances dans sa ville natale. Ma mère m’avait pressuré pour que je lui explique ce qui s’était  passé. J’ai cédé à son interrogatoire ne sachant quelle punition on m’infligerait. L’enfant que j’étais, avait fini par comprendre que ce  que Jérémie me faisait était mal. Toutefois je ne pouvais pas en parler, je  lui avais promis de garder le secret. Je me sentais fautive et sale. Il faisait mes devoirs à ma place et me gâtait de bonbons. Tout ceci était-ce pour me punir d’être paresseuse ?
Jérémie est le petit cousin de maman, il revenait de la province pour continuer ses études universitaires. Il était venu habiter avec nous l’année de ma première communion. Mes parents l’avaient reçu à bras ouvert. Il avait l’air bien, de plus on disait qu’il était intelligent et qu’il pourrait m’aider avec mes leçons. Il était gentil et j’étais contente d’avoir quelqu’un d’aussi jeune à la maison. Je suis fille unique et mes parents m’avaient acheté plein de jouets  pour compenser leur absence et le fait que j’avais  ni frère ni sœur. Très tôt nous nous étions  liés d’amitié. Je lui racontais tout ce qui se passait dans ma petite vie banale, il m’écoutait avec beaucoup d’intérêt, ce que les grandes personnes ne faisaient pas.
Jérémie, me faisait étudier tous les jours après l’école. Un jour je l’ai vu triste, je me suis inquiétée. Je lui ai demandé de me raconter ce qui n’allait pas. Il n’a rien dit,  il a continué à m’aider à finir mes leçons. Plus tard, il m’appela dans sa chambre, j’ai été le trouver. Il me demanda si je pouvais garder un secret. J’étais flattée qu’il puisse me faire confiance. Du coup, je répondis oui. Il me dit qu’il m’aimait beaucoup et qu’il était aussi triste parce ses parents lui manquait. Bonsoir Lelene, est-ce que l’école sera en vacance la semaine prochaine? manquait. Je lui ai dit que j’avais compris parce que les miens étaient souvent absents et qu’ils me laissaient toujours seule dans cette maison avec le personnel. Ma tatie était rarement là après ses cours oú elle recevait son petit ami dans le salon. Il semblait que Jérémie et moi  avions les mêmes problèmes. Il me proposa de faire un jeu qui nous aiderait à nous sentir mieux mais qu’il ne faudrait en parler à personne.
Quel enfant n’aime pas jouer? Jérémie mit sa main sur ma cuisse, j’étais gênée mais pas trop paniquée. C’est mon grand cousin, mon ami il ne pourrait pas me faire du mal. S’il me touchait là, c’est peut-être correct. Jérémie avait lu dans mes pensées et s’en alla en tapotant mon dos.  Puis, il  m’invita à me coucher à  ses côtés. Je trouvais ça bizarre, c’est ce que font les grandes personnes comme dans les films, comme manmie et papi. Il me laissa à coté de lui un moment puis brusquement insista pour que je le laisse seul. J’étais embarrassée, je n’avais pas été  à la hauteur pour être l’amie de Jérémie.
Une semaine passa me laissant ennuyée avec plein d’interrogations. Quel était le secret que Jérémie voulait partager avec moi ? Quel était ce jeu auquel on pouvait jouer ? Il m’apporta des sucreries quelques jours plus tard, j’étais contente, il m’assista pour mes devoirs d’arithmétique en me soufflant presque toutes les réponses. Après les leçons, Jérémie m’invita dans sa chambre et me demanda si j’étais prête à jouer et à garder le secret, j’acquiesçai. Il me fit promettre de ne rien révéler… je répondis par l’affirmative à toutes ses requêtes. Je voulais être digne d’être son amie, je voulais être comme une grande.
Il mit sa main sur ma cuisse et continua à monter plus haut. Il lisait la peur sur mon visage. Il me murmura qu’il allait s’arrêter. Je lui dis timidement qu’il pouvait continuer. Je voulais garder cette amitié et me montrer à la hauteur sans savoir dans quoi je me fourrais…Jérémie m’a fait l’impensable… Rien que de ressasser ça j’en ai l’estomac tout retourné. Cela ne m’a pas pris du temps pour comprendre que ce n’était pas bien ce que Jérémie m’obligeait à faire. Chaque fois qu’il répétait ces attouchements, je me sentais souillée, laide et vilaine. J’avais tellement honte de l’acte commis, que je ne pus même pas le confesser au prêtre lors de ma confession pour ma première communion. Il a fallu que ma tante découvre dans sa chambre le lourd secret que je partageais avec lui, pour que je me sente aux bancs des accusés…
Aujourd’hui…
Mon père ne l’a pas tué, il n’a pas été en prison non plus. Ma famille a étouffé l’affaire, c’était à la veille d’un de nos fameux coups d’Etat. La suite reste un peu embrouillée dans ma mémoire. Le sujet était tabou. Jérémie avait été en République voisine puis au Chili. La nouvelle de sa mort quelques années plus tard a réveillé mes vieux démons. Il m’a volé mon enfance, violé mon intimité, dérobé mon innocence… Le mutisme a été l’attitude adopté par  mes parents face à ce malheureux incident. Le poids de leur silence a nourri mon sentiment de culpabilité. Je pensais que le temps m’avait aussi guéri. J’avais appris à vivre avec et j’avais cru avoir oublié. Il m’a fallu grandir pour savoir que je n’étais pas complice mais victime d’abus sexuels. Cette expérience m’a laissé de graves séquelles qui ont marqué ma vie d’adulte. J’ai fini par me rendre compte que j’avais besoin de l’aide d’un professionnel.
Je veux faire la paix avec mon passé. J’espère qu’il n’est pas trop tard. Je souhaite avoir une vie plus ou moins normale. Enfin, j’espère être assez avisée pour empêcher que  cela n’arrive  à ma progéniture si un jour je devais en avoir une  et à aucun autre enfant d’ailleurs



Crédit: Lou

Julienne Morisseau, l’une des valeurs sures, se mobilise pour l’éducation en Haïti.


Sylvain & Julienne Morisseau
Sylvain & Julienne Morisseau
La franco-haïtienne Julienne Morisseau, l’une des valeurs sures, se mobilise pour l’éducation en Haïti.
L’immigration des familles haïtiennes au début du siècle dernier vers les pays nordistes et des îles de la caraïbe des départements Français à commencer vers les années 1960 pour des raisons multiples et s’explique  par l’afflux en grand nombre d’hommes et de femmes. La communauté haïtienne est devenue l’une des races la plus nomade du bassin caribéen.  « Haïti jadis la perle des Antilles ».
Un autre aspect des déplacements de ressortissants haïtiens produit des effets  positifs pour beaucoup d’entre eux.
Le couple Morisseau Anicia Douville et Lesage originaire de la Commune d’Aquin ville située à 156 km  de la capitale Port-au-Prince et à 40 km de la ville des Cayes, chef-lieu de ce département, devra quitter Haïti, car la situation économique est insupportable pour atteindre leurs projets; partir est la seule solution. Arrivés en Guyane, département Français, en 1970, et  fuyant  également le régime dictatorial des Duvalier.
Cinq enfants  vont naitre sur le sol Français (en Guyane), dont Julienne l’ainée et unique fille. Les progénitures de la famille Morisseau vont briller par leur excellent parcours  estudiantin ce qui va permettre à Julienne d’avoir de très grandes ambitions pour  poursuivre des études supérieures.
A sa majorité en 2002 elle décroche son baccalauréat d’étude secondaire avec mention Bien et vise la France pour continuer, elle fut acceptée à l’université Panthéon Sorbonne et obtient le diplôme d’études universitaires de Travail administration économique et gestion social.
 LA JEUNE FEMME VEUT SE FORMER SANS ÉVALUER DE LOURDS SACRIFICES…
Julienne veut encore aller plus loin dans un cursus supérieur comme pour confirmer le dicton  « Une tête bien faite dans un corps sain », atteindre le sommet c’est son seul but, une nouvelle étape avec l’obtention d’un Master en droit social en ressources humaines.
 Elle s’engage encore vers une nouvelle filière en poursuivant son cursus dans une grande école de commerce, pour décrocher le titre de Key Account manager en ingénierie, négociations d’affaires de haut niveau grands comptes BTO B (Business To Business).
 SON ENGANGEMENT POUR AIDER…
 La ville d’Aquin se réjouit de l’initiative prise par la Franco-Haïtienne de monter cette structure (OSEDH) « Ô Secours des Enfants Démunis Haïtiens » ; Julienne mène des démarches un peu partout en Europe ; sa mission est de doter plusieurs jeunes enfants d’un moyen de se préparer pour l’avenir, dans un pays où les vraies valeurs s’effritent au profit du superflu, car l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde.
Julienne reprend le flambeau de son père dans le pilotage et la direction de l’école « O Secours de L’enfant »  créée il y a 10 ans qui a scolarisé gratuitement plus de 3000 enfants.
L’OSEDH a vu le jour en 2013 et son siège Administratif se trouve en Guyane d’où sont originaires les membres fondateurs. Cette association de solidarité internationale régie par la loi 1901 a des activités multiples et s’est engagée dans la scolarité de près de 300 enfants ; elle s’assure que les derniers de cette localité très éloignée de la ville d’Aquin aient la scolarité gratuite, les fournitures scolaires gracieusement, une augmentation de salaires des enseignants, la garantie de paiements de ( 10 employés dans l’école ) et en objectif à court terme un repas chaud par jour et l’aménagement de l’école actuel, à moyen termes un projet de construction d’édifice aux normes parasismiques pouvant augmenter le nombres d’enfants  au-delà de 300 ; ils participeront aussi à une campagne de reboisement par l’introduction dans le programme scolaire de modules de développement  durable, car 98/100 de la couverture végétale d’Haïti a disparu…Pour la formation des professeurs en développement durable, elle sera assuré par Sylvain MORISSEAU, le cadet de la famille, ingénieur énergétique.
 UNE COURSE SPORTIVE EN ITALIE AU PROFIT DES ENFANTS DE L’OSEDH
La date du 10 juin 2015  restera l’un des plus beaux souvenirs pour la Présidente-Fondatrice de l’Association Haïtienne, car le 16ème mémorial Stefano Ruffo, une grande course de relais de 24 KM suivie d’un diner concert et spectacle de danses en plein air, a été organisée dans la ville de Plaisance, Italie (en italien : Piacenza), à proximité de Milan en partenariat avec Valentina Carraro , brillante entrepreneuse  philanthrope italienne et l’association de la protection des métiers des chemins de fer DLF PIACENZA représentée par le Président Clémente Bernard ; l’intégralité des fonds a été versé pour embaucher un enseignant de plus, augmenter les salaires du personnel, du corps pédagogique et augmenter le nombre d’enfants scolarisés dans la zone rurale de Sobia la Colline.
Après ce grand élan de solidarité du 10 juin 2015, l’OSEDH propose  d’autres actions pour aider les jeunes enfants  démunis de Sobia la Colline, en vue de leurs assurer une éducation digne de ce nom, en dépit des vicissitudes existantes dans l’instabilité politique, qui parfois freine la bonne marche de certaines institutions qui prônent l’Education.
Tous nos lecteurs qui souhaitent apporter une contribution quelconque afin que cette œuvre soit pérenne, nous indiquons ce site internet www.osedh.orgcontact@osedh.org  17, allée Des Roses Résidence Flore 97320 Saint-Laurent du Maroni Guyane, ainsi qu’un compte Facebook : OSEDH.
Il n’existe pas de petite contribution, tout effort est louable ; les remerciements au nom des enfants.
L’éducation est un vecteur indispensable au progrès social.
 « L’éducation est pour l’enfance ce qu’est l’eau pour une plante. » a dit La Rochefoucauld-Doudeauville.

Crédit : Peterson HERCULE, Correspondant Permanent CANAL+HAITI/DIASPORAMA-HAITI                             (France, Guadeloupe, Martinique, Guyane Française, St Martin, La Dominique)

lundi 4 avril 2016

Haiti/Incendie, Un incendie fait rage à Pétion-ville

Port-au-Prince, le 4 avril 2016.- Un incendie s'est déclaré ce matin dans la commune de Pétion-ville, à l'angle des rues Lamarre et Villate, a constaté un reporter de Vant bèf info (VBI).
Selon des informations recueillies par l'un de nos reporters présents sur les lieux, l'incendie s'est déclaré vers 8:00 a.m. et un court-circuit serait à la base du sinistre qui a déjà occasionné des dégâts matériels considérables.
Pour l'instant (9:30 a.m.), aucune perte en vie humaine n'a été signalée. Le député de la circonscription de Pétion-ville, Jerry Tardieu a été remarqué sur les lieux.
"Deux camions appartenant au service de pompiers s'étaient présentés sur les lieux des dégâts, mais les citernes de ces camions ne contenaient pas d'eau", a expliqué notre reporter à la rédaction de VBI.
SOS aux soldats du feu de l'aéroport international Toussaint Louverture et ceux de la commune de Port-au-Prince afin de circonscrire l'incendie.