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Louis-Philippe Dalembert, lauréat 2017 du Prix France Bleu .

mardi 5 mars 2013

Lettre de Montréal -3, Nadine Magloire… à la Grande Bibliothèque de Montréal.

J’ai emprunté à la Grande Bibliothèque de Montréal un gros bouquin: « Les 1001 Tableaux qu’il faut avoir vu dans sa vie » (en anglais: 1001 Paintings you must see before you die). Auteur: Stephen Farthing – Préface de Pierre Assouline.

J’ai consulté l’index des noms et, à ma grande stupéfaction, je n’ai pas trouvé celui du peintre québécois Borduas. Ni celui de Riopelle. J’ai même utilisé une loupe pour m’en assurer. Non ils n’y étaient pas. Mais Daniel Buren, si. Ce farceur célèbre par ces rayures! Ses tissus rayés accrochés à des mâts flottent au vent au voisinage du parc Lafontaine et de l’ancienne Bibliothèque centrale de Montréal. Je ne me rappelle pas qui nous a doté de cette « œuvre » du fameux artiste. Elle a coûté très cher, semble t-il. Les drapeaux de bien des pays ont plus d’inventivité et sont plus artistiques. L’œuvre choisie par Stephen Farthing (tableau qu’il faut voir avant de mourir) est intitulée « Peinture aux formes indéfinies », peinture sur toile de coton tissée, 213 x 179 cm. Naturellement, il s’agit de rayures, des rayures rouges verticales sur fond blanc. « Né en 1938, l’artiste français Daniel Buren est célèbre pour ses bandes rayées. Celles-ci caractérisent toutes ses créations depuis le début des années 1960″ (…) Ses bandes constituent sa marque de fabrique et bien qu’elles semblent anonymes en raison de leur étonnante simplicité, elles reflètent une position esthétique audacieuse en accord avec sa personnalité ». Pendant que j’écris cette lettre, à Radio Canada, on nous parle des procès, en bonne et due forme, qu’on faisait autrefois aux animaux qui avaient commis un délit léger ou grave. Ils avaient droit à un avocat. L’absurdité est encore bien vivante. Il y a des petits malins qui savent convaincre un groupe de personnes influentes qu’ils sont géniaux, malgré les apparences, et celles-ci se chargent de les lancer. Une fois qu’ils sont en orbite, ils sont indélogeables.

Je pense à un autre malin. Le photographe Spencer Tunick. Il photographiait (il le fait peut-être encore) des foules nues qui volontiers « posaient » pour lui. Ainsi, il y a quelques années, à l’occasion de l’exposition « Métamorphoses et Clonage » au Musée d’Art Contemporain de Montréal, où était exposée une de ses photos de foule nue, il avait obtenu que des Montréalais viennent en grand nombre (2300 personnes, paraît-il) se faire photographier devant le musée. Nus, dans le froid du petit matin. Sous l’œil bienveillant des policiers qui encadraient le happening. J’imagine que la récupération des vêtements et des souliers a dû être aussi un happening!

La version française de l’ouvrage est publiée par les éditions Flammarion. Celle du Canada est du Trécarré, une compagnie de Québécor. Celle-ci ne s’est certainement pas souciée du sort des peintres canadiens et québécois.  C’est bien désolant.


Montréal, 3 juillet 2012



Credits : Nadine Magloire/CANAL+HAITI (CANALPLUSHAITI.NET)
Courriel: nadine_magloire@yahoo.ca
Tous droits réservés@juillet 2012

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