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vendredi 30 novembre 2012

Haïti/Scandale/Spoliation: Surprise Placide Vilmay accuse le maire Wilson Jeudy.

L’Agent Exécutif Intérimaire Wilson Jeudy (Crédit photo: James Alexis)

N.D.L.R.- « C’est une bataille acharnée. Plusieurs personnes réclament ce terrain comme étant leur propriété.  Cette dame particulièrement veut lutter contre l’État pour un bien qui ne lui appartient pas », a déclaré l’Agent Exécutif Intérimaire de Delmas, Wilson Jeudy à notre confrère Amos Cincir du Journal « Le Nouvelliste ».

Cependant, M. Jeudy n’agit pas de bonne foi, sachant pertinemment que les frères Limontas et leur cousine Madame Surprise Placide Vilmay sont les seuls propriétaires attitrés, héritiers et légataires universels de leurs mères respectives, du terrain en question, situé à Delmas-75/Fragneau-Ville. Donc, nous confirmons que les terrains en litige (contentieux créé par l’actuel A.E.I. de Delmas)  appartiennent bel et bien aux mères de Madame Surprise Vilmay et des frères Limontas. D’ailleurs, cette famille n’a jamais eu ce genre de problèmes auparavant. c’est un dangereux précédent pour les honnêtes contribuables. M. Jeudy eut à menacer de mort M. André Limontas, les mandats du parquet de Port-au-Prince, envoyés à l’ex-maire de Delmas, sont là pour le prouver.  Qui pis est, Madame Surprise Placide Vilmay, se trouvant sur son bien, a été giflée à deux reprises par les sbires de Wilson Jeudy, en présence de ce dernier, qui ont failli mettre fins aux jours de la propriétaire. Cela s’est passé le mercredi 31 octobre dernier, sur la propriété familiale.
Cela étant dit, c’est vraiment « une bataille acharnée » et rangée que mène le « premier » (?) citoyen de Delmas contre les vrais propriétaires.
A partir des derniers développements et soubresauts de « L’Affaire Wilson Jeudy/Limontas-Placide-Vilmay », les questions suivantes restent pendantes:
  1. M. Jeudy ne sait-il pas tout ce qu’il doit faire pour vérifier l’authenticité des titres de propriétés des frères Limontas et de leur cousine Madame Surprise Placide Vilmay?
  2. Ces derniers seraient-ils si sûrs d’eux s’ils avaient de faux-papiers en leur possession?
  3. Après les menaces de mort proférées (à André Limontas) et surtout les gifles et bastonnades reçues (Madame Surprise Placide Vilmay) par cette famille  de  l’Agent Exécutif Intérimaire de Delmas et de ses acolytes, les vies des frères Limontas, de leur cousine Madame Surprise Placide Vilmay et de leur famille vivant tant en Haïti que dans la diaspora ne sont-elles pas menacées?
  4. Puisque M. Jeudy dit, dans cet excellent article de notre confrère Cincir, « …Plusieurs personnes réclament ce terrain comme étant leur propriété… », pourquoi n’appelle-t-il pas les intéressés pour les vérifications nécessaires, en tant que personne morale, afin de mettre fin à cette histoire qui ne fait que ternir davantage son image?
  5. M. Jeudy, après avoir torturé mentalement, physiquement et mis la crédibilité (avilir) de cette  famille respectable en doute, pourraient-ils faire les réparations (dédommagements) légales que nécessitent de pareils dégâts?
  6. Dans ce genre de situation, M. l’Agent Exécutif Intérimaire, n’a–il pas de conseillers? Agit-il seul?
  7. Ayant été victimes d’accusation acrimonieuse et mensongère, l’avenir immédiat de cette famille n’est-il pas hypothéqué?
  8. Que compte faire cette humble famille pour relever la tête?
  9. Cette action de l’ex-maire de Delmas ne va-t-elle pas inciter d’autres homologues des autres villes du pays à agir de la sorte?
  10. Enfin, « the last but not the least », notre confrère du « Nouvelliste » est explicite…« …sachant que la propriété privée est respectée et que dans un État de droit, une fois que la puissance publique décide de disposer d’un bien foncier, la procédure d’indemnisation est automatiquement enclenchée… » Depuis quand l’État dépossédait-il ainsi les citoyens de leurs biens… est-ce la nouvelle manière d’exproprier les citoyens , citoyennes et de gérer les communes?
  11. M. Wilson Jeudy confirme, dans l’article du confrère, qu’il mène une bataille acharnée contre cette famille, à quelles fins?
Dans ces conditions, ce n’est pas demain la veille que nous allons avoir un état de droit. Encore un scandale de trop. Notre pays marche à reculons et à l’envers. La situation est critique et désespérée. On ne peut plus faire de projets valables pour Haïti. A raison, la population active d’honnêtes citoyens a envie de laisser définitivement cette terre vers d’autres cieux. On est dans une jungle, un pays de cowboys. C’est la loi du plus fort qui règne, mais la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure. Ceux qui devraient protéger harcèlent, spolient, enlèvent, détruisent, vandalisent. Les citoyens et citoyennes respectables deviennent les accusés, ils marchent avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes. L’insécurité est totale, on ne sait à quel saint se vouer, à qui s’adresser pour trouver justice, protection et réparation. La question-bonus qu’on devrait se poser est celle-ci, Haïti est-elle ouverte… ou fermée… aux affaires?
Nous soumettons à votre appréciation , in-extenso, cet excellent papier, paru sous la plume, de notre confrère Amos Cincir du Journal « Le Nouvelliste », concernant cette situation inconfortable qui a assez durée; article publié sur le website du quotidien de la rue du Centre et daté du mercredi 28 novembre 2012, sous le titre,

« Surprise Placide Vilmay accuse le maire Wilson Jeudy »:


L’accusation portée par madame Surprise Placide Vilmay (vivant au Canada) contre le maire de Delmas, Wilson Jeudy est assez lourde. Selon elle, un incident s’est produit le mercredi 31 octobre 2012 sur sa propriété familiale sise à Delmas 75 en face de l’entrée de la rue Catalpa propriété qu’elle a héritée de sa mère, au cours duquel elle a été molestée par trois gardes du corps du premier citoyen de Delmas et sous les ordres de celui-ci.

Tout a commencé en 2009, d’après Mme Vilmay quand la mairie a voulu  élargir la route. Elle

La copropriétaire Madame Surprise Placide Vilmay (Crédit photo: Surprise Placide Vilmay)

concéda volontiers les deux mètres exigés, puis la rumeur circula que l’édile Jeudy voulait  s’accaparer des deux terrains. Elle ne crut pas ses oreilles, pensant à un canular, sachant que la propriété privée est respectée et que dans un État de droit, une fois que la puissance publique décide de disposer d’un bien foncier, la procédure d’indemnisation est automatiquement enclenchée. L’exemple venant d’en haut, elle ne comprend toujours pas comment le maire d’une commune ait pu de force faire main basse sur sa propriété, en démolissant à l’aide d’un tracteur d’abord la clôture donnant sur la route. La barrière d’entrée a été renversée ensuite, celle du milieu et  les deux terrains ont été fusionnés, selon son témoignage.

A en croire Mme Vilmay, le terrain a été occupé par des sans-abri à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Pour des raisons humanitaires, rien n’avait  été fait pour les déloger. En avril 2012, le terrain est redevenu vacant. Le maire Jeudy en a profité pour le transformer en un terrain de football. Malgré tout, il ne lui est toujours pas venu à l’idée de dédommager la propriétaire.

Sur ces entrefaites, le 25 octobre 2012, madame Vilmay rentre au pays avec l’intention de récupérer son bien. Elle y effectue une visite le 26 octobre et le mercredi 31 octobre elle y retourne.  C’est alors qu’intervient le premier citoyen de Delmas accompagné de trois gardes du corps (deux en civil et l’autre en uniforme). Le groupe se dirige vers madame Sainrélus, conjointe du gérant décédé sans un regard pour madame Vilmay. Il semblerait qu’un policier en civil ait voulu pénétrer dans cet espace en ce moment-là. Il s’en est suivi une altercation entre le maire et le policier. Madame Vilmay a voulu filmer la scène avec son iphone.

Mme Vilmay n’a pas eu le temps de le faire car l’un des gardes du corps du maire Jeudy lui a pris de force le téléphone ainsi qu’une caméra qu’elle tenait au poignet. De façon inexplicable, le maire Wilson Jeudy ordonna à ses hommes de main de la molester. Elle est giflée à deux

Le journaliste Amos Cincir (Crédit photo: Amos Cincir)

reprises. On braque sur sa poitrine un fusil, et le maire de lui lancer une menace: «  Madame, vous avez de la chance, si je n’étais pas  présent vous n’auriez pas eu la vie sauve !»

Pour sa part, le maire de  Delmas, Wilson Jeudy, interrogé par le journal, a affirmé que ce terrain  qui se trouve à Delmas 75, n’a pas de vrai propriétaire parce que  plusieurs personnes prétendent en être les propriétaires. Malheureusement, il y a  cette dame qui a renversé les clôtures de l’espace  clamant  que le terrain lui appartient alors que le gardien qui gère la propriété a confirmé ne pas la reconnaître.

« C’est une bataille acharnée. Plusieurs personnes réclament ce terrain comme étant leur propriété.  Cette dame particulièrement veut lutter contre l’État pour un bien qui ne lui appartient pas », a déclaré le maire, soulignant que cet espace sur lequel il y a un terrain de football a été choisi par la mairie pour créer du loisir pour les jeunes de Delmas.

 

 

Crédit: Amos Cincir/ LeNouvelliste
mcincir@lenouvelliste.com cincir2005@yahoo.fr

samedi 24 novembre 2012

En exclusivité, interview de M. Samuel Colin, délégué général de la fédération diaspora haïtienne d’Europe (fedhe).


Après le retentissant succès de l’interview du présentateur-vedette de France-24, Philomé Robert sur la « Toile », CANAL+HAITI ONLINE NEWS continue la série de rencontre avec les compatriotes de la diaspora, dans le cadre de sa Chronique, « DIASPORAMA ». Elle est heureuse de vous présenter, en exclusivité, une autre figure emblématique de la Communauté Haïtienne de l’extérieur d’Haïti, M. Samuel Colin, qui dirige la FEDERATION DIASPORA HAITIENNE D’EUROPE (FEDHE), une association d’aide au développement pour Haïti, basée à Paris (France).

M. Colin vient de Desdunes, zone Bois-Gérard (Section communale du Département de l’Artibonite) Il a fait des études en diplomatie au ‘Centre d’Etude Diplomatique et Relations Internationales CEDI’. Il débarqua en France où il s’installa depuis 2001. Mais sitôt arrivé dans l’ex-métropole d’Haïti, il a dû faire une reconversion professionnelle. Il fit, d’abord, une Formation en Gestion Hôtelière (niveau licence), lui permettant de travailler dans des hôtels de luxe en tant que Chef de Service-Qualité à Disneyland (Walt Disney World) de Paris et ensuite Chef d’Exploitation pour des sous- traitants en hôtellerie. Actuellement, il prépare un Master II en Gestion de Projet au CNAM.

Il nous dit avec franchise, dans cette interview, les raisons qui l’ont poussé à laisser Haïti ; il nous fait des confidences sur les relations qu’il développe avec ses compatriotes de la communauté haïtienne de France. Il nous parle de ses rapports et surtout de son support vis-à-vis de son pays d’origine ; de ses souvenirs de jeunesse en Haïti. Il établit une parallèle entre « aide au développement durable » et « aide humanitaire en Haïti » ; M. Samuel Colin nous donne sa position exacte sur la présence de la Minustah en Haïti et le retour des Forces Armées d’Haïti dissoutes en 1994, sous le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide… Et finalement, nous ressentons sa terrible nostalgie de sa terre natale, en écoutant son cri du cœur : « Mwen anvi pran yon plat diri Madan gougous ak pwa nwa e legim lalo… hmm » (J’ai une envie folle de déguster un plat de riz ‘Madame Gougousse’  avec des haricots noirs, agrémentés de « Légume –Lalo »[NDLR, spécialité de l’Artibonite] )


Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs: le Délégué Général de la FEDERATION DIASPORA HAITIENNE D’EUROPE (FEDHE), M. Samuel Colin à DIASPORAMA.
D.- Colin Samuel depuis quand avez-vous laissé Haïti?

SC.- J’ai laissé le pays en été 2001.


D.-Pour quelle(s) raison(s) avez-vous laissé Haïti ?

SC.- Je devais participer à une conférence à Kingston, Jamaïque


D.-Dans quelle condition avez-vous laissé votre pays d’origine ?

SC.- A l’époque où j’ai quitté Haïti, j’étais un fonctionnaire public attaché au parlement comme J’ai laissé le pays, comme je l’ai dit plus haut, pour prendre part à une conférence à Kingston. Sous le conseil d’une personnalité très respectée d’alors, Monsieur Gérard Pierre Charles, de regrettée mémoire, J’ai dû rester à la Jamaïque pour quelques mois de plus à cause des turbulences politiques en attendant que la situation s’améliore. Et comme cela ne faisait qu’empirer, j’ai tenté de faire une demande de visa pour la France. Cela a marché et je suis rentré en France en fin de décembre 2001.


D.-Pouvez-vous nous parler de vos activités professionnelles, universitaires ou scolaires ?

SC.- Quand j’ai laissé Haïti, j’étais en fin d’études diplomatiques au Centre d’Etude Diplomatique et Relations Internationales CEDI. Arrivé en France, j’ai dû faire une reconversion professionnelle. J’ai fait une formation en gestion hôtelière (niveau licence) qui m’a permis de travailler dans des hôtels de luxe en tant que chef de service qualité à Disneyland / Paris et chef d’exploitation pour des sous- traitants en hôtellerie et je suis actuellement en master II (gestion projet au CNAM).

Là, je peux avouer avoir fait connaissance à des VIP et au monde du luxe.


D.- Quels pays avez-vous visité avant de vous établir définitivement en France?

SC.- Non, je suis resté à Kingston et quelques mois plus tard, j’ai débarqué en France où je me suis installé depuis 2001.


D.- Quelle relation développez-vous avec la communauté haïtienne de l’Hexagone ?

SC.- Je suis très coopératif avec les haïtiens en difficulté en France mais aussi, j’entreprends (J’ai eu) de très bonnes relations pas seulement de franche camaraderie ou de concitoyenneté mais surtout de collaboration, de partenariat et même de coentreprise avec les collègues du monde universitaire et associatif.

Je crois fermement dans la devise de notre pays : l’union fait la force / « men anpil chay pa lou », mais je crois aussi que l’entraide est l’un des meilleurs moyens de rester solidairement attachés.


D.- Existe-t-il des associations pouvant défendre les intérêts des haïtiens là où vous êtes ?

SC.- Oui, il y a des structures Haïtiano-françaises surtout dans le domaine humanitaire, mais qui restent trop timides pour influencer les décisions des pouvoirs publics lors- qu’il s’agit de défense d’un Haïtien, il nous faut oser secouer notre timidité pour nous faire entendre car, la diaspora Haïtienne n’est pas forcément bien intégrée. Nombreux sont ceux qui galèrent pour trouver un boulot ou pour se faire admettre comme membres de la société. Nous pensons nous organiser mieux afin d’entreprendre des actions ponctuelles pouvant contribuer à une meilleure intégration de la diaspora au sein de la communauté d’accueil.


D.- Qu’est-ce qui a pu vous captiver en territoire francais ?

SC.- Je suis très impressionné par la lourdeur de l’administration Française, le fonctionnement des communes, des départements et des régions avec une telle complexité et au final, ça marche quand même bien.


D.- Comment sont vos rapports avec la mère-patrie ?

SC.- Les rapports sont plutôt bien, je garde tous les contacts, j’ai vécu les douleurs du drame du 12 janvier comme si j’étais là bas, mon entreprise m’avait donné quelques semaines de repos qui m’ont permis de (me concentrer pendant les premiers mois post séisme de) participer à diverses activités solidaires pour Haïti. Actuellement, la FEDHE est en train de réfléchir, en partenariat avec d’autres associations haïtiennes, présentes en France, sur plusieurs projets visant à encourager la reconstruction du pays et à promouvoir le développement durable dans le pays que ce soit en termes d’encadrement, d’accompagnement ou d’investissement. Notre priorité pour l’instant est de trouver une formule pour l’implication de la diaspora Haïtienne dans le processus de la reconstruction en tant qu’acteur et non facteur du nouveau Haïti, il faut que la diaspora puisse voter à l’élection présidentielle.


D.- Quels genres de support apportez-vous à l’alma-mater ?

SC.- Economique (actions) ; social (actions) ; politique (actions) ; autres…


D.- Aimeriez-vous retourner vivre définitivement en Haiti, sous quelles conditions ?


SC.- Sans hésitation, je vous réponds de la manière la plus sincère possible, Oui, avec un grand « O »

Je n’ai pas besoin de poser des conditions (vous savez,) sauf que, vous le savez bien, une conjoncture sereine, sécuritaire est (une) la condition sine qua non pour un nouveau départ vers tout progrès social et tout développement durable. (tout commence là, pour lutter contre la misère, la faim en un mot la pauvreté, cette condition citée dessus est impérative.)Je suis prêt à revenir au bercail pour qu’ensemble nous puissions lutter contre la faim, contre la misère, en un mot contre la pauvreté mais il faut un climat de sécurité propice.


D.- Parlez-nous de vos bons et mauvais souvenirs d’Haiti ?

SC.- Pour être honnête avec vous, l’un des souvenirs de jeunesse qui m’a marqué, c’est l’élection du Président Aristide en 91 et surtout son retour en 94. J’étais (tellement) heureux et fier, car j’avais pensé qu’enfin toutes les portes (sont) allaient s’ouvrir à la jeunesse, mais le constat était plus qu’alarmant. (Six mois plus tard,) C’était la désillusion, le désappointement, le désenchantement en un mot, c’était la consternation (la médiocrité au service du pouvoir, les compétences reléguées à l’arrière- plan, l’effritement des valeurs…C’était le règne du banditisme et nul n’était épargné. Je me rappelle avec épouvante avoir failli être la proie d’un sbire lavalassien alors que je travaillais au parlement. Il avait voulu m’intimider et comme moi je ne me laissais pas faire, j’avais failli y laisser ma peau. Toutefois, les bons souvenirs ne manquent pas et c’est ce qui me donne la force de lutter pour une accession à des jours meilleurs.

Un cauchemar (confusion totale) par des pratiques qui encouragent la médiocrité, plus de valeurs au sein même du pouvoir (tu te fais remarquer comme bandits, tu te fais appeler au palais…) Un pays, ne doit pas fonctionner comme ça.)

(Les bandits devraient être en prisons, c’est l’inverse, voilà pourquoi beaucoup de gens qui ne sont pas vrai bandit, qui deviennent de bandits. Dans une telle circonstance de désordre totale, c’est dire bonjour, bonjour à la pauvreté.)


D.- Quels sont vos espoirs pour la jeunesse haïtienne ?

SC.- J’ai le sentiment qu’une prise de conscience collective est en train de faire surface, je peux ajouter que l’école est la meilleure garantie pour la jeunesse, et comme on est en train de prôner l’instruction pour tous, j’espère qu’il y aura moins de délinquants, moins d’enfants dans les rues, moins d’insécurité, plus d’avenir pour la jeunesse, plus d’espoir pour les parents, enfin une vie meilleure pour tous. Je rêve d’une jeunesse plus active, plus prometteuse, plus dynamique, plus confiante, moins malléable, moins vénale, aimant la patrie et se dévouant pour ses causes nobles et justes.(il faut faire de sacrifices pour étudier, comme BILL GATES, on ne sais pas combien de talent en or que contient ce pays, donner la chance à chaque enfant…)


D.- Quels conseils donneriez-vous à la diaspora haïtienne concernant son pays d’origine ?

SC.- De continuer à aider la famille, mais qu’elle fasse un effort pour investir. Prendre le risque d’entreprendre en Haïti est la meilleure chose qu’on peut puisse faire pour le pays et là je suis dedans à fond (diaspora investissement) pour transformer notre enveloppe aide à la famille en de vraies sources productives.


D.- Qu’entendez-vous par aide au développement durable ?

SC.- L’aide au développement durable est une action volontaire faite par un acteur extérieur à un pays en voie de développement pour l’aider à gérer rationnellement ses ressources humaines, naturelles et économiques visant à satisfaire les besoins fondamentaux de la population.

(Le développement durable) C’est pour moi un paquet où l’on doit marier l’actionnariat avec méthodes scientifiques bien établies et les efforts de l’Etat pour asseoir un équilibre de paix, de tranquillité hmmmmmm ça remonte le moral, donne envie de vivre, s’épanouir…


D.- Pouvez-vous faire le distinguo entre « aide pour le développement durable » et « aide humanitaire » ; laquelle de ces problématiques choisiriez-vous pour Haïti et pourquoi? »

SC.- Contrairement à l’aide au développement durable qui sert à impulser le développement d’un pays en voie de développement, l’aide humanitaire est destinée aux populations victimes de conflits ou de catastrophes naturelles . Alors que l’aide au développement durable se confirme dans des actions volontaires visant la satisfaction à long terme des besoins fondamentaux d’une population, l’aide humanitaire consiste en une forme de solidarité ou de charité visant à secourir dans l’immédiat une population en difficulté. Dans les périodes de catastrophes naturelles tel le dame du 12 janvier 2010, oui l’aide humanitaire est indispensable pour n’importe quel pays, mais la véritable aide reste et demeure l’aide au développement durable pour Haïti car seule cette aide pourra nous aider à nous échapper de la dépendance de la communauté internationale.

(Bien sur, l’exemple est le drame meurtrie « 12 janvier 2010 »les semaines qui succcèdent cette date qui a fait pleurer tout un peuple méritent d’être accompagnée, solidairement, aller chercher de l’eau, prendre en charge provisoire des enfants dont les parents sont coincés quelque parts sous les décombres, rester à coté des victimes, faire à manger et offrir votre maison gratuitement aux gens, envoyer des tentes. Ceux sont des actions importantes qui constituent L’aide humanitaire, mais nous devons faire le distinguo et trouver la bonne formule applicable pour aider à s’en sortir dans la durée. Cinq ou six mois, c’est un état post Séisme et là, nous aurons à choisir : rester sous la dépendance des autres, ou prendre le taureau par les cornes « affronter la vie »Les actions doivent bien être étudiées avec sens de responsabilité par les autorités. Donc le développement durable est une chaine où il existe plusieurs maillons qui remplissent leurs tâches. En un mot, dans une période de catastrophes naturelles oui l’aide humanitaire est indispensable pour n’importe quel pays, mais la vrai aide reste et demeure l’aide de développement durable pour Haïti.)


D.- Que pensez-vous de la présence de la Minustah en Haïti ?

SC.- C’est une déception totale pour l’histoire d’Haïti. Elle était venue pour aider à la stabilisation du pays mais je pense qu’elle a beaucoup plus contribué à le déstabiliser qu’à le stabiliser. Pour moi, sa présence n’est que de trop et je souhaite son départ définitif le plus vite possible.


D.- Devrait-on remobiliser et réhabiliter les FADH ? Pourquoi ?

SC.- Oui puisqu’elle est une institution légale et que la constitution reconnait son existence. On a démobilisé notre force armée sous prétexte que nous n’en avions pas besoin pourtant on a fait venir dans le pays des forces étrangères pour aider à la stabilisation du pays. Ces forces étrangères coûtent beaucoup plus que ne nous aurait coûté l’entretien de la force nationale. De plus, on aurait moins de chômage et par conséquent moins de misère. La police nationale ne peut pas assurer la sécurité de la population. Il nous faut une force. Les forces étrangères nous font autant de mal qu’on avait reproché aux militaires, même plus et ne nous ont pas fourni autant de services qu’aurait pu nous fournir la force nationale. De deux maux, il faut choisir le moindre. S’il est vrai que l’armée est un mal, il est un mal nécessaire, voire impératif.


D.- Les haïtiens devraient-ils rester indéfiniment sous la coupe de la communauté Internationale ?

SC.-Nous avons depuis un certains temps un pays sous la perfusion qui n’est pas une bonne, les ong ne doivent pas intervenir là où l’Etat doit intervenir, pourqu’Haiti prenne la route du développement durable, il lui faut se débarrasser des multitudes d’ong qui sont sur le terrain. Nous avons besoin d’organismes qui veulent s’impliquer dans le développement durable du pays pas de ceux qui nous procurent l’assistanat et qui s’évertuent à nous rendre tributaires.

(par exemple la question de l’eau est tellement vitale une quelconque ong ne doit pas s’en occuper indéfiniment, l’accompagnement oui par les techniques ect. )

D.- Votre vie est-elle une réussite, autrement dit, avez-vous réalisé le rêve de votre vie ?

SC.- Une réussite, je suis trop perfectionniste pour le dire et comment je pourrais oser dire ça, lorsque je vois tous mes amis éparpillés, aux USA, au Canada, en France ce qui me semble une vraie hémorragie pour le pays, former ses enfants pour plus tard servir les autres pays.


D.- Quelle est la question primordiale que nous ne vous avions pas posée, quelle en est la réponse et donnez-nous le mot de la fin ?

SC.- La commune où je suis né,( une belle et) un beau petit coin « DESDUNES » dans le département de l’Artibonite, une commune assez riche qui pouvait nourrir à elle seule plus de la moitié du pays en riz. Les paysans sont très laborieux, de vrais cultivateurs, d’excellents jardiniers (que l’Etat aurait dû mettre) un cadre légal. Malheureusement, ils ne sont pas encadrés et l’Etat n’a pas de grande vision pour ce coin de terre si fertile. « Mwen anvi pran yon plat diri Madan gougous ak poi nwa e legim lalo hmm » spécialité de Desdunes.


D.- CANAL+HAITI ONLINE NEWS vous remercie de votre support dans le cadre de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

SC.- C’est moi qui vous remercie pour m’avoir donné l’occasion de participer à cette chronique. Je suis ouvert au débat et suis prêt à intervenir dans tout ce qui contribuera à la bonne marche du pays et au bien-être de mes concitoyens. Qu’Haïti renaisse ! Qu’elle vive et progresse ! Ensemble, rebâtissons-la.

Posted by canalplushaiti@yahoo.fr  for the 1rst time on December 4, 2011 at 2:10 PM

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By:  CANAL+HAITI ONLINE NEWS CANAL+HAITI ONLINE NEWS: "L'Info d'abord, 24/24 !"

Propos recueillis par Andy Limontas pour  « DIASPORAMA »/CANAL+HAITI ONLINE NEWS

Irène Clovis Pierre-Saint Destra: "Je suis tombée amoureuse d’Haïti ! "


A  l’âge de 4 ans ses parents  immigrèrent en Guyane française à la recherche d’une vie meilleure, d’où elle entreprit une partie de sa scolarité. Elle venait de fèter ses 19 ans quand elle débarqua dans la « Ville-Lumière » et reprit à l’âge de 20 ans ses études, prépara un Brevet d’Etude Professionnelle en Secrétariat, puis un Baccalauréat professionnel  en accueil, Assistance et Conseil. 

Un père Agriculteur et maçon de profession et une mère femme au foyer, elle n’a pas eu une enfance facile et heureuse, mais a reçue une bonne éducation de fer, de battante  et surtout d’amour.  Convertie à l’âge de 21 ans au Protestantisme,  membre actif au sein de son église, elle n’a qu’un but prédominant, faire la volonté de Dieu.

De caractère ambitieux, tenace, joyeux et courageux, Irène Clovis est devenue madame PIERRE-SAINT DESTRA à 25 ans  et  mère de deux enfants. En 2011, elle entame des études universitaires en  Droit, pour exercer la profession d’avocate.

Ces inspirations, ses rêves,  sa force, sa joie  viennent de la parole de Dieu,  mais elle est aussi fascinée par de grands hommes de paix, qui ont marqué l’histoire du monde, tels que: Mohandas Karamchand Gandhi,  de l’inde ;  Martin Luther King, leader charismatique américain, apotre de la Non-violence ; Nelson Mandela, qui  lutta contre l’apartheid en Afrique-du-Sud. «…  Tous ces hommes qui ont marqué l’histoire ont tous un lien, Dieu, la parole de Dieu,  sur le chemin de la liberté de l’égalité, ils ont été plus que victorieux, dans un seul souci, une action forte, pour changer la destin de beaucoup d’hommes,  mais toujours, toujours dans la non-violence », dit  fièrement  Sœur Irène.
Irène Clovis PIERRE-SAINT DESTRA, décida en 2010,   d’apprendre à mieux connaitre la terre de ses parents, ses racines. Elle prit la décision avec l’aide d’une amie et sœur en Christ, Mirline MONTINA, unies par un même amour pour Haïti, de créer  un groupe ayant un nom très significatif et explicite,  APDARH (Association Perles des Antilles d’Haïti Ressuscité), pour redorer l’image d’Haïti. Elle fut elle-même victime  de propagandes négatives,  d’idées reçues, de l’impopularité, de ces critiques acerbes envers la terre de ses ancêtres. Pour elle, d’une certaine manière, c’est une façon « …de participer à la reconstruction d’Haïti, toujours avec l’objectif de renouer Haïti avec son peuple et la diaspora, de réveiller cette flamme dans le cœur de ses compatriotes  pour une Haïti meilleure… » Son but,  dans un avenir proche, c’est de « ...créer une association avec des jeunes amoureux d’Haïti, désireux  de la découvrir ou redécouvrir, pas seulement par le biais des médias, qui souvent donnent des infos tendancieuses , ni par  des on-dit, mais par eux même, de visu, par des actions, en vue d’aider la jeunesse haïtienne, prèt à s’investir corps et âme sans avarice, sans égoïsme mais gratuitement pour son pays, sans rien attendre en retour… » Car,  dit-elle … « …la reconstruction ne se fera pas sans la jeunesse, la clé d’Haïti est la jeunesse, la jeunesse est l’avenir d’Haïti… » 

Pour Irène Clovis Pierre-Saint Destra, « …à chaque siècle, Dieu a suscité des grands Hommes des libérateurs… », (…) « …je crois que dans ce siècle présent, que Dieu va susciter des Hommes et des Femmes qui vont marquer l’histoire, qui vont oser parler, oser passer à l’action, tout comme Martin Luther King l’a fait jadis, car tout comme en Egypte, Dieu entend  le cri de son peuple, en Haïti, en Afrique, dans chaque continent et veut libérer son peuple de l’esclavage, de la pauvreté, de la misère.  Une nouvelle page de l’histoire s’ouvre, et ceux qui doivent écrire l’histoire, c’est la jeunesse, le temps de vivre dans le passé est révolu, c’est le temps de vivre dans le présent, dans l’humilité, dans le pardon, dans la paix, dans l’amour, dans l’unité, dans la liberté, dans l’égalité, dans la fraternité et de construire son futur… », (…) « …Nous avons tous un rôle à jouer, notre avenir est entre nos mains, à nous de le saisir, à nous de battre et de distribuer nos cartes ! », Rapporte t- elle avec une grande foi en faveur de son pays d’origine.

Sa citation préférée est du révérend Martin Luther King, Jr : « Comme tout le monde, j’aimerais vivre une longue vie. La longévité, c’est appréciable. Mais ce n’est pas à cela que je pense maintenant. Je veux seulement faire la volonté de Dieu. Il m’a permis de monter sur la montagne. J’ai regardé au-delà et j’ai vu la Terre Promise. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur ».
Elle n’est jamais venue en Haïti, mais elle s’amourache de cette dernière, malgré tout ce qu’on dit et tout ce qu’elle sait de négatif sur l’ex-perle des Antilles. 

Elle se sent rejeter par ses congénères d’Haïti. Malgré toutes ses  appréhensions,… Irène Clovis Pierre-Saint Destra voudrait s’intégrer davantage,  à l’intérieur d’Haïti…revenir à ses sources…reprendre racines…prendre des forces…non seulement par le biais des réseaux sociaux mais être présente sur le terrain…elle a plusieurs balises,,, « Barikad » à franchir…nous avons eu une conversation à bâtons rompus avec  elle , à partir d’une dépêche de CANAL+HAITI ONLINE NEWS, diffusée sur la page facebook de son groupe :    »Association Perle Des Antilles Haiti Ressuscité (APDAHR) » sur la venue en Haïti de « Corneille »: [HAITI RECOIT CORNEILLE POUR LA NOEL 2011]…



     IRENE CLOVIS DIASPORAMA …DEBATS…


Irène Clovis.- Cette question de la diaspora est une vraie question !! Qu’est ce que la diaspora ?, qui fait partie de la diaspora haïtienne ? En ce qui me concerne, je me pose souvent la question sur la diaspora haïtienne…, lorsque je discute avec des haïtiens qui vivent en Haïti, beaucoup d’entre eux ne me considère pas comme une haïtienne, mais plutôt comme une sorte ‘’d’ennemie’’ que  l’Europe à construite de toute pièce, pourquoi ? Parce d’une part je ne vis pas au pays, de plus, née en Surinam, grandi en Guyane Française de parents certes haïtiens natif natal mais pas moi. 


 Diasporama.- Tu fais partie de la DIASPORA haïtienne…que tu le veuilles ou pas…c’est définitif…c’est la raison pour laquelle…nous ouvrons ce forum…c’est pouvoir nous ressourcer…
 Irène Clovis.-Pourtant je me sens haïtienne vivant à l’étranger, je parle créole, je cuisine les bons petits plats créole et par dessus tout j’aime ce pays, et souvent la question que je me pose c’est si dans le pays d’accueil où je vis, je ne suis pas chez moi, dans le pays où je suis née, je ne suis pas chez moi, et que même dans le pays de mes parents que je considère comme mon pays, parce que j’ai tout …de ce malgré …n’y être jamais allée, et j’espère un jour me rendre dans ce beau pays, plein de richesse, alors la question est quel est mon pays ? En tant que chrétienne je répondrais, citoyen du royaume de Dieu, mais vivant sur cette, ayant des choses à accomplir, je suis de quel pays?

Irène Clovis.- Pourtant je me sens haïtienne,  vivant à l’étranger, certes, mais je parle créole, je cuisine de bons petits plats créoles et par dessus tout j’aime ce pays.

Beaucoup de jeunes haïtiens vivant à l’étranger se posent souvent la question de l’identité, quel est mon identité ? qui suis-je ? je ne suis pas Française pare que je n’ai pas la nationalité Française, je ne suis pas hollandaise parce que je n’ai pas la nationalité Surinamaise,  mes compatriotes Haïtiens pour la grande majorité ne me considère pas haïtienne,  si dans le pays d’accueil où je vis, je ne suis pas chez moi, dans le pays où je suis née, je ne suis pas chez moi, et que même dans le pays de mes parents que je considère comme mon pays, et  ce malgré n’y être jamais allée, alors ma question est quel est mon pays ? En tant que chrétienne je répondrais, je citoyen du royaume de Dieu, mais vivant sur cette terre, ayant un mandat  à accomplir, je suis d’où, de quel pays?

Est-ce que mon amour pour ce pays suffit à dire que je suis haïtienne, mais si mes compatriotes, la population vivant  qui dans ce pays, ne me reconnait pas en tant que citoyenne haïtienne, diaspora haïtienne, pour motif  que je n’ai pas vécu en Haïti,   alors qui suis-je et d’où suis-je? je pense que beaucoup de jeunes qui vivent à l’étranger ou nés à l’étranger, ont déjà pensé ou dit je ne suis pas haïtien ou encore Haïti c’est le pays de mes parents, soit par honte de ce pays du fait de manque de connaissance, mais surtout parce que ce pays nous rejette du fait de vivre à l’étranger, ce qui pour moi est injuste, mais pourtant nous sommes de ce pays, nous faisons partie de ce pays qu’ils le veuillent ou non, et nous avons aussi des choses à faire , des choses à dire, des choses à accomplir,  même-ci  certaines personnes en tendance à remettre en question notre attachement pour ce pays. Je crois vraiment que chaque diaspora haïtien, à qui Dieu à donner la chance de vivre à l’étranger, d’avoir reçu un bagage professionnel, culturel, d’apprendre, d’entreprendre, ce n’est pas pour enrichir le pays d’accueil déjà riche mais c’est pour un jour, « rétounen lakay pou lévé péyi a », tous ce que nous avons  la connaissance la sagesse, l’intelligence, l’éducation, la richesse, l’amour, ce n’est pas nous enrichir nous,  mais pour enrichir le pays qui nous a mis au monde, c’est pourquoi je pense, que le temps est venu pour les élites haïtiennes, de toute classe sociales, de toute horizon, uni dans l’amour, de reconstruire nous même notre pays. Mais comment pouvant nous le faire, nous diaspora haïtienne, si l’on  nous donne pas notre place, ce serait une erreur de rejeter ce qui je pense aurait la capacité de relevé un des nôtres en Haïti. Mais cela n’est que mon avis et je peux comprendre que certains ne soit pas du tout d’accord, et d’autre pourrait dire que mes pensés sont  naïves, mais pour moi ce n’est pas être naïve, c’est tous simplement avoir la foi pour mon pays, si moi je n’ai pas la foi pour mon pays qui l’aura ?, j’ai l’espoir d’un jour meilleur pour Haïti, qui je crois fermement est en marche, mais encore une foi pour cela, il faut se regarder devant un miroir, pardonner aux autres, quand je dis « aux autres »,  je parle de pardonner à l’étranger, se pardonner à soit même, et aller de l’avant, car on ne peut rebâtir un pays sur de l’amertume et de la haine. Oui, il ne faut pas oublier l’histoire, mais il faut aussi ne pas vivre dans l’histoire, car l’histoire est passée.

Irène Clovis.- Pour moi, ce que je qualifie de diaspora, ce sont ceux qui ont une famille originaire (mère ou père ou les deux) d’Haïti, né ou pas en Haïti,  naturalisé ou pas, la diaspora est un peuple haïtien voir même une nation haïtienne, vivant à l’étranger, certes, mais qui n’en reste pas moins avant tout peuple d’Haïti, ensuite citoyens du monde puisque nous peuples haïtiens nous sommes partout, quasiment dans tous les pays. 

Et je pense que d’une certaine manière c’est une richesse, c’est un privilège de pourvoir être citoyen du monde, de ne pas avoir honte de dire, oui j’ai grandi à l’étranger, oui j’ai reçu une éducation européenne, oui je n’ai pas connu une extrême misère, bien que ma vie était loin d’être facile, loin d’être rose, oui, mais tout ce que j’ai appris n’est pas pour moi, mais avant tout pour mon pays, ce que je suis nulle personne ne peut enlever,  je suis et je resterais haïtienne, et j’ai beaucoup de choses  à faire, à donner des expériences, à donner de l’espoir, à bénir mon pays,  et mettre le peu d’expérience que j’ai acquise à disposition d’Haïti. Haïti a besoin de la diaspora haïtienne, naturalisé ou non!!!, vive Haïti et vive la diaspora haïtienne.


Diasporama.- Je suis en Haïti…je vis en Haïti…j’ai mis sur pied ce mouvement …parce que j’ai déjà entendu ces genres d’appréhensions…ensemble nous allons résoudre ce problème tu es des nôtres…bienvenue chez toi en Haïti,…nous avons besoin de toi…tu n’es pas une brebis égarée…mais une brebis retrouvée…

Irène Clovis.- Andy Limontas, ce sont des questions que je me suis posé, jusqu’à 18  ans, parce que j’étais à la recherche d’une identité, aujourd’hui,  j’ai 25 ans étudiante mariée et mère de deux enfants, étudiante en droit, j’ai réellement découvert mon pays il n’y a pas longtemps, mais Dieu a mis cette amour dans mon cœur pour Haïti, je ne sais pas pourquoi, mais il l’a bien mis dans mon cœur, et je rêve un jour, après mes études de droit, de travailler en Haïti, si c’est la volonté de Dieu, je rêve que les diasporas haïtien, et les haïtiens vivant en Haïti soit uni dans un seul amour, je rêve qu’on jour, que la diaspora haïtienne vivant à l’étranger bénisse Haïti avec tout les dons et talents que Dieu leur à Donner, je rêve qu’un jour qu’Haïti redevienne, reprenne sa place de leadership de la Caraïbe, car c’est à cela qu’elle a été appelé à être ( et je crois fermement), la tête de la Caraïbe mais pour cela, il y a beaucoup de racine à déraciner, beaucoup de choses à casser à commencer par la mentalité, le cœur d’Haïti doit être construit sur des fondations saines, mais j’aime, tellement ce pays, j’aime Haïti, ce pays est encré dans mon cœur . Et bien entendu  par-dessus tout mon rêve est de venir visiter la terre de mes parents qui est aussi ma terre et y habiter un jour.


Irène Clovis.- Quelle est ma terre? pour moi là où est mon cœur, là aussi sera mon pays !!! j’aime le Surinam, j’aime la Guyane, j’aime la France, la France m’a tout donnée ma tout appris, et elle continue à m’apprendre des choses, mais, il y a quelque part  là , dans mon cœur, un amour grand  pour ce pays que je n’ai jamais rencontré, que j’ai vu  juste en photo, que je n’appellerais pas juste aimer, je suis tombé amoureuse d’Haïti, pourquoi? Comment? Je ne sais mais je sais une chose, un jour j’irais en Haïti, et ce jour-là je ferai la connaissance de cette île qui a certainement beaucoup de chose à me raconter.


Irène Clovis.-Haïti a tellement de talent qui vivent en dehors du pays, il suffirait tous simplement qu’on s’unisse pour faire des choses merveilleuses pour Haïti, nous avons tous des dons et des talents artistiques, chant, sport, styliste, comédien, politique, avocat, il faut de tout pour construire un pays ect… qui servent seulement ou en grande majorité nos pays d’accueil, il est tant qu’on se mette à servir, à bénir notre pays aussi !!!

Moi,  je suis toujours étonné de voir comment Dieu nous a doté de tellement d’intelligence, de talent, de don, ses dons partent ailleurs mais ne reste pas chez nous, il faut que sa change, et qu’on se mette à penser à notre pays qui réellement a besoin de ses talents  !!! que ses talents servent à bénir Haïti ! Sans compter toutes les richesses naturelles que Haïti possède, il y de quoi pour  faire d’Haïti le premier leader des caraïbes. Tellement de richesses mais nous ne savons pas comment les utiliser. 

Depuis que j’ai créée ce groupe APDARH sur Facebook, dont il a  fallut faire pas mal de recherche pour l’alimenter ,   j’ai tellement découvert sur Haïti et je sais que ce n’est que le début ! Le meilleur reste à venir !, et ce meilleur c’est maintenant qu’il faut la saisir, je suis fière d’être chrétienne et fière d’être appelé Haïtienne, et je suis en parfait accord avec cela.




  Posted by canalplushaiti@yahoo.fr for the first time, on December 7, 2011 at 3:55 PM

 Link: http://canalplushaitinews.webs.com/apps/blog/show/10808653-diasporama-irene-clovis-pierre-saint-destra-je-suis-tombee-amoureuse-d-haiti-

By:CANAL+HAITI ONLINE NEWS CANAL+HAITI ONLINE NEWS: "L'Info d'abord, 24/24 !"

Propos recueillis par Andy Limontas pour DIASPORAMA une Production CANAL+HAITI


Interview de Madame Jacquely Lafontant, leader de la communauté haïtienne de Milwaukee (Wisconsin, U.S.A.)


« Il est impératif que les haïtiens retournent au pays, en vue d’apporter leurs avoirs et leur savoir pour la restructuration du pays »…En résumé, c’est ainsi que Madame Jacquely Lafontant, résidant à Milwaukee dans le Wisconsin, USA, voit la participation de certains cadres de la diaspora dans la reconstruction de la nouvelle Haïti.
 Elle vient du Cap-Haitien. Notre protagoniste laissa Haïti, adolescente  en été 1972, pour suivre sa mère qui décrocha un contrat de professeur au Canada. Infirmière de profession, elle a fait des Etudes  en Haïti, au Canada, en France et aux Etats-Unis d’Amérique.

 L’Invitée de « DIASPORAMA » a plusieurs cordes à son arc : Elle prépare un bachelier en sciences Infirmières. Madame Lafontant  détient également  une maitrise en littérature comparée et  Lettres Modernes, obtenue à l’Université Catholique de Paris en France. Elle est  interprète-traductrice, éducatrice bilingue. Elle maitrise aisément, plus de six langues, dont le français, l’anglais, l’espagnol, le créole haïtien,  l’allemand et  l’italien.

 L’Intellectuelle de lettres participe à plusieurs projets et programmes humanitaires destinés  à ses compatriotes démunis d’Haïti, elle pourra mieux élaborer, en long et en large, au cour de cette longue entrevue à bâton rompu.

 La polyglotte croit énormément à la richesse et aux potentialités de ses compatriotes de l’extérieur, elle est «…convaincue que la diaspora haïtienne redonnera au pays son image d’antan. Elle (ndlr : La diaspora) détient en mains les outils nécessaires pour l’édification d’une nouvelle Haïti. Elle (ndlr :La diaspora) dispose de professionnels capables d’apporter leur connaissance éclectique dans tous les domaines… »

 En nous parlant dans cet entretien, vous sentirez qu’elle a du chien. Elle a dit tout haut ce que certains politiciens haïtiens n’osent même pas dire tout bas. Bonne patriote, la femme de lettre  n’en revient pas des résultats catastrophiques obtenus par la présence de la Force Armée Multinationale qui se trouve en Haïti depuis 2004, après le départ du président Jean-Bertrand Aristide pour l’exil, en Afrique du Sud : «… La Minustah n’a plus sa place au pays. Son heure a sonnée. Qu’avons-nous recueilli de cette armée onusienne? Elle a travaillé contre les intérêts d’Haïti sans aucun agenda ». 

 Sur cette lancée, elle ne va pas par quatre chemins, en donnant sa position sur la Remobilisation et la Réhabilitation des Forces Armées d’ Haïti, orchestrée par le gouvernement Martelly/Conille: «… Je suis pour le retour de l’armée, mais une armée moderne et professionnelle qui répond aux besoins spécifiques du pays. Nous avons besoin d’une armée qui joue un rôle de développement à tous les niveaux et échelons. Nous n’avons pas besoin d’une armée calquée à l’européenne ou à l’américaine. Nous n’avons non plus besoin de bourreaux, mais de patriotes conscientisés capables de faire des forces armées une vraie institution… »

 L’Infirmière  pense que le «… changement s’effectuera à partir du moment que, chacun de nous prenne conscience qu’Haïti ne sera libérée que par les haïtiens eux-mêmes… » …Et de poursuivre, « …Mais quelque chose a besoin de changer: « notre mentalité ». Il nous faut du courage, une franche solidarité relever notre dignité et regagner notre souveraineté nationale… »

…Et pour couronner le tout, Madame Lafontant, une très forte personnalité, mère de famille, croit, sans démordre, que l’avenir prometteur de la première République Noire Indépendante du Monde appartient aux jeunes… : « …Le destin d’Haïti  repose sur cette jeunesse et ne peut se faire qu’en Haïti… »

 
 Jacquelyn Lafontant, INTERVIEW…

 D.-Jacquely Lafontant, depuis quand avez-vous laisse Haïti et pour quels motifs?

JL.- J’ai laissé Haïti en été 1972 à l’âge de l’adolescence sur les instances de ma famille qui résidait déjà en outre-mer depuis les années 60. Ma famille se sentait déçue du système en place. Donc, elle s’était donc décidée de laisser Haïti pour tenter une vie meilleure, ailleurs. Ma mère s’est décrochée un contrat de professeur au Canada et nous a fait chercher mes sœurs et moi, quelques années plus tard.


D.- Pouvez-vous nous parler de vos activités professionnelles?

JL.- C’est un peu compliqué et bizarre. Actuellement, je suis infirmière de profession académique et professionnelle et je prépare un bachelier en sciences Infirmières. Je tiens à exercer mes talents en soins curatifs et en même temps valoriser l’importance de vie humaine et d’apporter du réconfort à ceux qui en ont besoin, tout en essayant de ne pas être trop présomptueuse, je crois que j’ai des aptitudes innées et des affinités inhérentes à ma personne pour faciliter le bien-être physique et spirituel d’autrui. Mon dessein est d’élargir mes connaissances en soins infirmiers et me dédier à des recherches basées sur l’effet curatif des plantes tropicales. Je détiens aussi une maitrise en littérature comparée et les lettres modernes. Je suis interprète-traductrice, éducatrice bilingue. je maitrise le français, l’anglais, l’espagnol et le créole haïtien et j’ai une connaissance approfondie de l’allemand et de l’italien.


D.-Quels pays avez-vous visite avant de vous établir définitivement aux Etats-Unis ?

JL.- Voyager c’est ma passion. Avant de partir pour l’Europe, je résidais aux Etats-Unis et je m’amusais à balader avec mes amies dans les iles de la caraïbe et dans divers pays de l’Amérique latine et centrale.


 D.- Quelle relation développez-vous avec la communauté haïtienne de l’hexagone?

JL.- J’essaie de maintenir un contact serré avec mes compatriotes. Je tache de m’informer sur les dernières actualités en ce qui a trait à l’éducation, la santé et plus précisément les activités culturelles qui visent à introduire Haïti dans toutes ses sphères. Beaucoup d’universitaires américains nés de parents haïtiens organisent des fêtes et évènements divers en vue de sauvegarder la culture et la tradition haïtienne à l’étranger.


D.- Qu’est-ce qui vous a captivé en territoire américain?

 JL.- Ce qui m’a captivé en territoire américain c’est la multitude d’opportunités offertes dans de divers domaines comme: l’éducation, la santé, le génie, la technologie et autres professions de cette société pluraliste pour améliorer ou réussir votre vie. La liberté de la presse et de l’expression individuelle (quoique les Etats-Unis sont places au 36eme rang et le canada au 12eme). C’est l’unique pays au monde qu’on accorde tant d’enthousiasme à l’émancipation de l’individu si vous vous montrez réellement intéresser, déterminer et persuasif à la réalisation de vos perspectives.

C’est un pays d’avenir pour ceux qui cherchent à combler leurs atouts et à réaliser leur potentiel. Je puis affirmer sans exagération que c’est un territoire ou femmes, hommes et enfants de tous âges et de tous horizons peuvent s’instruire, élargir leurs connaissances, s’épanouir, retrouver un espoir , concilier leurs différences et bâtir un monde meilleur. Chaque individu quelque soit ses orientations peut acquérir de la compétence grâce à un système d’éducation de niveau très varié. C’est un territoire ou des choses incroyables peuvent se produire si toutefois l’on est déterminé à profiter de tous les débouchés qui se croisent sur son chemin tout en ayant la vigilance de ne pas vous laisser entrainer par les idées et courants négatifs. C’est un pays d’entraide ou l’on ne se sent pas isolé, si toutefois l’on aspire à quelque chose de positif.

J’ignore en réalité si l’on peut réussir à partir de rien d’après le rêve américain, mais ce dont je suis sure, l’on peut gravir les échelons à partir de ses propres efforts. Les États-Unis ont fait de formidable progrès en termes de conscience morale même si le racisme perdure. Beaucoup d’erreurs ont été commises dans le passé, des erreurs irréparables contre d’autres peuples d’ethnies différentes ; mais je puis affirmer sans hésitation aucune: peu importe vos origines, vos mœurs et croyances toutes les opportunités vous sont ouvertes pour atteindre ce rêve américain (American dream) dont on parle assez souvent tout dépend de vos objectifs, persuasions et de vos aptitudes. Tous les peuples sont acceptés pour poursuivre le rêve américain. C’est une culture de grande diversité ou cohabite une société pluraliste et pluriethnique ou la tolérance s’exerce dans le plus grand respect. C’est un pays qui essaie de respecter et d’appliquer la constitution quoi qu’il existe encore certains écarts. Malgré certains cas isolés flagrant d’intolérance. La liberté de religion est dument protégée et encouragée par la loi. Ce qui est tout a fait contraire chez nous ou nous avons du mal à tolérer et à accepter la croyance des autres comme le prédit la constitution haïtienne. En un mot. le territoire américain représente une terre d’opportunités pour tout un chacun.


D.-Existe-t-il des associations pouvant défendre les intérêts des haïtiens la ou vous êtes, dans le Wisconsin?

JL.- Non, je n’en connais aucune. Je ne suis pas informée d’aucune association ayant pour tache de défendre les intérêts des haïtiens dans la ville de Milwaukee. Il y a très peu d’haïtiens qui habitent l’Etat du Wisconsin. Je suis en pourparlers avec des amis en vue de pouvoir actualiser une telle démarche au niveau universitaire.

Néanmoins, à l’université de Wisconsin, je puis affirmer qu’il y a des américains d’origine haïtienne qui organisent de temps a autres des spectacles, des conférences sur l’histoire d’Haïti, des colloques, des expositions d’art et de peinture haïtiennes.

L’université a organisée tout récemment une exposition de peintures haïtiennes. Après le séisme du 12 janvier 2010, j’ai été fort émue de constater l’empressement avec lequel les habitants de Milwaukee faisaient des collectes de fonds pour Haïti. Partout ou je m’y rendais, il y avait une boite de collecte de fonds  où les gens se donnaient de la peine à partager le malheur qui s’était déferlé et abattu sur Haïti selon leur possibilité. Les églises catholiques et protestantes répondirent à l’appel avec beaucoup de spontanéité.


D.- Quelle relation développez-vous avec la communauté haïtienne de Milwaukee?

 JL.- Il n’existe pas proprement dit une communauté haïtienne à Milwaukee. Il y a très peu d’haïtiens qui habitent l’Etat de Wisconsin, et ils vivent très éparpillés. Nos compatriotes sont plus largement répandus a Chicago, dans l’Etat d’Illinois et d’Indiana. Mais cependant, Haïti si petite qu’elle soit a toujours fait écho a travers le monde soit à cause de son histoire de jadis ou à cause de l’immense PAUVRETE à laquelle elle fait face aujourd’hui.

 Milwaukee, est la capitale américaine de la bière. Elle doit cette spécialité à sa colonie allemande qui fonda les premières brasseries au XIXème siècle. Haïti a des correspondances très importantes et très étroites avec cette ville du ‘Mid –ouest’ américain. Le musée d’art à Milwaukee abrite une belle collection d’art haïtien en vue de promouvoir la culture haïtienne.

Depuis bien avant le séisme de 2010, plusieurs églises épiscopales dans diverses villes de l’Etat de Wisconsin s’étaient unifiées sous le pseudonyme « Projet Haïti » pour étendre et manifester leur compassion vis-vis du pays. « Projet-Haïti » est un ministère de sensibilisation qui travaille en partenariat avec plusieurs autres en vue d’améliorer la société haïtienne à travers l’éducation et l’acquisition d’eau potable, santé et promouvoir les nécessités humaines ayant pour objectif de promouvoir l’autosuffisance et l’indépendance à travers leurs coopératives. « Projet-Haïti » développe notre agriculture en cultivant du café haïtien appelé « Chant de coq » qui soutient les agriculteurs haïtiens et les bénéfices reviennent à Haïti pour les programmes de durabilité économique. Le jour même du séisme, beaucoup de résidents du Wisconsin étaient déjà sur les lieux et parmi eux se trouvaient des membres du diocèse épiscopal de Milwaukee et un groupe d’étudiants en génie de l’Université de Wisconsin. Deux personnes venant du sud-est de Wisconsin sont portées disparus en Haïti et une autre étudiante a été retrouvée vivant dans une cage d’ascenseur dans l’hôtel Montana. Nous avons toute une série d’organisations provenant de Milwaukee qui ont jetées les yeux sur HAITI, telles que: les amis de la santé, paroisse gessu à Milwaukee dans le jumelage avec l’église de st-Jude en Haïti, Notre-Dame de Lourdes dans le jumelage avec Norwich-mission en Haïti. En un mot, la ville de Milwaukee a pleinement participe à l’édification d’une meilleure société et à la diminution de la pauvreté dans certaines régions bien déterminées en Haïti et pour ceci nous remercions vivement et avec gratitude les diocèses épiscopaux et catholiques qui ont apportés leur soutien collaboration à Haïti.


D.- Quels liens entretenez-vous avec Haïti?

JL.- J’ai toujours été un fan des livres. Je dois tout aux livres. C’est en eux et avec eux que j’ai fait pleine connaissance avec ma terre natale. C’est aussi grâce à eux que j’ai appris qu’il est possible d’immortaliser ceux qui me manquent énormément. C’est aussi à travers eux que j’ai appris à connaitre mon pays et à être haïtienne. Cependant, je me fais aussi le devoir de m’informer sur les actualités courantes. Je maintiens des dialogues serrés avec des amis ayant des intérêts communs et je participe à des débats universitaires pour l’avènement d’une Haïti meilleure et… à la hauteur de son histoire.


 D.- sous quelles conditions aimeriez-vous retourner vivre définitivement en Haïti?

JL.- Une fois retournée, mon installation serait définitive. Pour l’instant, je n’entrevois aucune possibilité de retour, à moins que les haïtiens se réveillent et s’harmonisent, pour restructurer leur pays. Il faut que tout un chacun de nous cesse de penser à l’appui du gouvernement pour notre libération. Le changement s’effectuera à partir du moment que, chacun de nous prenne conscience qu’Haïti ne sera libérée que par les haïtiens eux-mêmes. 

Il n’y aura pas de changement tant que nous ne mettions pas de coté notre caractère égotique et de nous défaire de cette démocratie occidentale qui nous a été imposée. Je sens mon cœur qui se décline quand j’entends la dessalinienne. J’apprécie mon pays et les mots me manquent pour montrer la vraie dimension de mes sentiments. Mais quelque chose a besoin de changer: « notre mentalité ». Il nous faut du courage, une franche solidarité relever notre dignité et regagner notre souveraineté nationale.


D.- Quels sont vos espoirs pour la diaspora haïtienne?

JL.- La diaspora n’a jamais été appréciée par la patrie-mère de peur quelle ne change le statu quo. Ainsi la diaspora se sent frustrée et hésite à offrir une coopération totale à son pays d’origine. Elle se sent délaissée par la dite constitution qui lui refuse la double nationalité. J’ai grand espoir que la diaspora relèvera le défit fait à notre pays en consolidant et resserrant les maillons de la chaine d’union, mais elle a besoin de s’organiser. Elle a besoin d’un leader visionnaire capable de les inciter à sortir du doute, de la crainte et de l’épouvante. Elle œuvra a ressusciter notre fierté si humiliée et de redresser notre économie nationale si démantelée. 

Je suis convaincue que la diaspora haïtienne redonnera au pays son image d’antan. Elle détient en mains les outils nécessaires pour l’édification d’une nouvelle Haïti. Elle dispose de professionnels capables d’apporter leur connaissance éclectique dans tous les domaines: éducation, santé, agriculture, ingénierie, technologie, etc… Tous ceux qui pouvaient contribuer à l’ascension du pays ont mis leur connaissance au service de l’Etranger. Haïti a connu une fuite de cerveaux à partir des années 60, il est impératif que les haïtiens retournent au pays, en vue d’apporter leur avoir et leur savoir pour la restructuration du pays.


D.- Que pensez-vous de la présence de la Minustah en Haïti?

JL.- La Minustah pour quoi faire? C’est la diaspora haïtienne qui paie ses taxes aux Etats-Unis finance le budget total de la MINUSTAH. La Minustah n’a plus sa place au pays. Son heure a sonnée. Qu’avons-nous recueilli de cette armée onusienne? Une force étrangère rétribuée par l’Etat haïtien qui mène une belle vie, tandis que les haïtiens au pays mènent une vie de chien. 

Notre malheur c’est que nous optons toujours au détriment de nos propres intérêts. Comment concevons-nous la présence d’une armée ETRANGERE sur notre territoire, pour sauvegarder le patrimoine national, maintenir l’ordre et établir la sécurité. En plus, le personnel de la Minustah n’a aucun agenda valable pour le développement du pays. Elle a travaillé contre les intérêts d’Haïti sans aucun agenda.

Il incombait au gouvernement haïtien de dresser les grandes lignes d’un travail de développement à cette armée onusienne. La présence de ces soldats a abouti au négatif. Courtiser nos femmes, nous apporter des fléaux et nous infliger de la détresse furent leur principal dessein.


D.- Par conséquent, devrait-on remobiliser et réhabiliter les forces armées d’Haïti (FAD’H)?

JL.- Oui !!! Je suis pour le retour de l’armée mais une armée moderne et professionnelle qui répond aux besoins spécifiques du pays. Nous avons besoin d’une armée qui joue un rôle de développement à tous les niveaux et échelons. Nous n’avons pas besoin d’une armée calquée à l’européenne ou à l’américaine. Nous n’avons non plus besoin de bourreaux, mais de patriotes conscientisés capables de faire des forces armées une vraie institution. Une armée éducatrice et coordinatrice qui travaillera de pair avec les différentes institutions (agriculture, santé, éducation, technologie, etc)… pour l’apogée de notre pays. Une armée capable de casser ce cycle de la violence qui empêche tout investissement venant de l’extérieur. Une armée capable de former de nouveaux cadres en mettant leur expertise professionnelle au service de leur pays. Plus de pédantisme. Plus de terreur.


D.- Votre vie est-elle une réussite? Autrement dit, avez-vous réalisé le rêve de votre vie?

JL.- Réaliser le rêve de ma vie ? Comment? Mon pays est représenté comme le pays le plus pauvre du monde. Le tout ce n’est pas d’avoir des satisfactions personnelles, d’accrocher de beaux diplômes au mur, mais d’avoir une vision patriotique pour son pays. Mes objectifs pour mon pays ne sont pas comblés.

Comment peut-on être satisfaite si son pays est sous la dépendance d’autrui? La vie de mes compatriotes est menacée par la faim, la soif, les problèmes de l’habitat et de nouveaux cataclysmes nous tombent dessus. L’haïtien n’est plus maitre de chez lui. Ce sont les diktats de l’étranger qui gouvernent et pire, ils ne répondent et ne s’adaptent même pas… …même à nos réels besoins. Aujourd’hui, nous devrions être un rôle mode pour tant d’autres pays et plus précisément les pays de l’Afrique; tout au contraire nous avons perdu notre fierté, dignité et notre souveraineté nationale. Mon pays n’est plus un pays producteur, mais plutôt un pays mendiant portant son « Kwi » par-ci et par-là et où la corruption semble s’installer à tous les niveaux, régnant en maitresse.

Comment être satisfaite, si mon pays est reconnu partout comme un pays qui produit de la mauvaise herbe et qui a perdu son autonomie. Jadis, Haïti était considérée comme un havre de paix. Aujourd’hui. Elle ne représente qu’une jungle, ou un afflux de gens venus de partout viennent réclamer leur morceau, ou défendre leurs intérêts sous prétexte de nous aider.
Comment me sentir satisfaite pendant que mon pays endure les pires vilenies et péripéties, où mes semblables sont exposés à l’insalubrité des tentes, victimes de cholera, ‘tent babies’, corruption, appauvrissement, insécurité. C’est avec le cœur brisé que je regarde des fillettes et des garçonnets exposant leur nudité dans une atmosphère aussi fragile. C’est tout comme la mendicité fait partie intégrante de leur vie. Les enfants courent dans les rues dont les yeux renferment un monde auquel il n’y a pas d’issues et où la bêtise humaine les forces à marcher les pieds nus et la faim les amène à fouiller parmi les rebus. C’est avec beaucoup d’amertumes que l’on voit grandir des jeunes sans espoir et sans avenir au risque de se livrer au naufrage à la mer à la recherche d’un lendemain plus prometteur.

Je ne vois pas comment me sentirai-je satisfaite et accomplie si le peuple de mon pays vit dans un état déshumanisé, crasseux, immonde, poisseux et miséreux. Malgré toutes mes années en terre étrangère, je suis née haïtienne, je resterai haïtienne dans mes mœurs et pensées, je maintiendrai et garderai à jamais une âme haïtienne. Et malgré tout, je suis fière d’être haïtienne dans l’espoir que Haïti regagnera sa fierté de jadis.


D.- Quels sont vos espoirs pour la jeunesse haïtienne?

JL.- Pour moi, la jeunesse haïtienne a trois grands obstacles:
1. le manque d’encadrement,
2. l’exode vers l’étranger,
3. le refus d’associer la diaspora dans le développement du pays qui serait un avantage pour la jeunesse locale.

Sans une jeunesse épanouie, le pays fait face a un avenir boiteux provoqué par une rupture socio-économique et politique du pays. Les jeunes haïtiens manquent d’espoir et de perspectives face à un manque d’encadrement, une misère omniprésente qui les force à se tourner vers l’extérieur afin d’aspirer à une vie meilleure à n’importe quel prix (the boat people). Il devient impératif que cette jeunesse exprime ses aspirations à travers de nouvelles expressions artistiques culturelles et sociales. C’est au gouvernement d’intégrer une perspective  »jeune » dans ses analyses afin que cette jeunesse s’arme de l’habilitation de se défendre de critiquer et d’évaluer. Cette jeunesse a besoin de prendre conscience de ses potentialités en termes de développement, de trouver des solutions pour faire face aux défis de scolarisation, d’éducation, de formation professionnelle, mais aussi de santé et de développement économique et sociale. Elle a besoin de relever le défi et tout un chacun doit s’y mettre en termes de créativité et d’esprit d’innovation à travers une gouvernance démocratique proprement dite. 

La jeunesse haïtienne doit se rendre compte qu’elle est l’accélération de l’histoire et qu’elle doit se libérer du passé colonial, de reprendre conscience du rôle que Haïti peut jouir dans le concert des nations. En ce sens, il faut entrainer les jeunes à devenir avant tout des citoyens et des leaders créateurs et innovateurs capables de transformer la société haïtienne dans une solidarité fondée sur la viabilité des idées et le professionnalisme de la démocratie et du civisme. Elle doit assumer un rôle de catalyseur dans le domaine du développement et se convertir en de vrais patriotes et des agents de développement à part entière.

Le destin d’Haïti  repose sur cette jeunesse et ne peut se faire qu’en Haïti. Notre vrai ennemi ce n’est pas les autre pays mais bien ceux qui nous entrainent dans les dédales de leur cécité, corruption.

Il faut que cette jeunesse se décide à se battre contre tous ceux qui veulent freiner leur désir d’émancipation et d’étouffer leur élan de liberté. Autrement le devenir d’Haïti est languissant, déclinant et sombre.









Posted by canalplushaitionlinenews  for the 1rst time, on December 10, 2011 at 4:00 PM /  Link: http://canalplushaiti.webs.com/apps/blog/show/10875967-diasporama-interview-de-madame-jacquely-lafontant-leader-de-la-communaute-haitienne-de-milwaukee-wisconsin-u-s-a-

by: CANAL+HAITI ONLINE NEWS

Propos recueillis par Andy Limontas pour DIASPORAMA une Production CANAL+HAITI

Interview avec Keren Frederick, vice Présidente de BYHALEC (Banm Dwam Young Haitian Leaders’ Council).




Née à Port au Prince, un 23 aout et ayant une affection incommensurable pour St Marc, la ville de son enfance, là où elle fit ses études primaires et une partie de ses classes secondaires (Ecole Mère St Alvire), Keren Frederick rentra à la capitale haïtienne pour boucler ses études classiques, d’abord au Collège mixte Lamartiniere, ensuite au collège St Louis de Bourdon. Elle n’avait que 21 ans quand elle laissa sa chère terre natale pour vivre, malgré elle, sous d’autres cieux.

Actuellement, elle étudie le « Physician Assistant » aux USA. Elle est la vice-présidente d’une organisation communautaire juvénile aux Etats-Unis d’Amérique, BYHALEC (Banm Dwam Young Haitian Leaders’ Council). Naturellement douée, Keren Frederick, est attirée par les professions ayant rapport à la politique, la vie publique, la médecine, les recherches, la gestion, et toutes les activités connexes qui lui offriraient une chance de briller dans la vie. Elle n’a qu’un verbe en tête, anglais, créole ou français : « Succeed /Siksè/ Réussir».

Elle est très impliquée et motivée dans tous les mouvements de jeunesse de sa communauté : « Je suis très attachée avec la communauté haïtienne de Miami, qui donc ma communauté à moi… J’ai eu le temps de connaitre leurs besoins, leurs revendications à travers différents programmes… ». Elle vit à 150 Kilomètres des cotes de son pays, et pourtant, Haïti est dans sa peau, sa chair et son sang : « Mes yeux sont rivés sur Haïti, c’est comme si je vivais là-bas ».

Concernant la présence de la « Minustah » en Haïti, elle éprouve un ras-le-bol : « Cela me gêne infiniment. Nous sommes un peuple INDEPENDANT »…(…) «… kot sa pou nou menm ayisyen paka jere la a…? ». En ce qui a trait aux revendications des jeunes de son âge, elle se positionne en leader et on sent un sentiment de révolte, apparenté à une fureur de vivre dignement et elle s’exprime sans ambages sur ce point, la sensation d’incompréhension de la part des ainés et faux-leader est évidente: « …car on ne nous a jamais écouté, personne ne sait ce que nous sentons, ce que nous voulons en tant que jeunes. Je veux faire de nous, une jeunesse fière d’elle-même… »

Jeune femme de caractère, Keren Frederick est une politique confirmée : «…Le rêve de ma vie, c’est d’unir tous les haïtiens sans distinction…(……un monde d’amour fraternel…d’arriver au parlement, d’éliminer tous les petits clans, un parlement unanime qui voit pays d’abord ; de rentrer au palais national, d’avoir la capacité de parler au président, le faire changer d’attitude, s’il en a une mauvaise… de voir un pays ‘PERLE DES ANTILLES’…».

En guise de cadeau de noel, Diasporama vous offre en exclusivité, l’une des promesse sures de la nouvelle Haïti, en direct de Miami, la vice-présidente de «BYHALEC (Banm Dwam Young Haitian Leaders’ Council) »,…



 Keren Frederick… ENTRETIEN…



D.- Madame Keren Frederick, depuis quand avez-vous laissé Haïti?

KF.- J’ai laissé mon pays depuis Décembre 2006


D.- Pour quelle(s) raison(s) avez-vous laissé Haïti ?

KF.- Le climat sécuritaire n’était pas propice, j’ai du rentrer aux USA pour continuer avec mes études.


D.- Dans quelle(s) condition(s) avez-vous laissé votre pays ?

KF.- Pour mes études universitaires.


D.- Pouvez-vous nous parler de vos activités professionnelles ou universitaires?

KF.- J’ai participé à beaucoup d’activités estudiantines à Miami Dade College, comme l’Amendment 8, un fond pour réhabiliter les campus ; le Dream Act qui devait bénéficier les adolescents sans papier, les facilitant à s’inscrire au collège après les classes secondaires. Je suis aussi membre de FNM, Florida New Majority, une organisation qui plaide en faveur des opprimés. Enfin, je suis l’actuelle vice-présidente de BYHALEC, qui est le conseil des jeunes haïtiens de Banm Dwam ; le chef de fil d’un Facebook group, l’ONPH, Oganize nou pou Haïti qui compte actuellement près de 8000 membres.


D.- Quels pays avez-vous visité avant de vous établir définitivement aux USA?

KF.- Aucun


D.- Quelle relation développez-vous avec la communauté haïtienne de Miami?

KFJe suis très attachée avec la communauté haïtienne de Miami, qui donc ma communauté à moi… J’ai eu le temps de connaitre leurs besoins, leurs revendications à travers différents programmes organisés par Florida New Majority. J’ai pu remarquer qu’il n’y a pas de nation plus sympa que nous.


D.- Existe-t-il des associations pouvant défendre les intérêts des haïtiens là où vous êtes ?

KF.- Différentes associations sont là pour défendre les intérêts de toutes nations. Par exemple Florida New Majority, c’est une organisation espagnole qui nous aide quelque part. Il y a Banm Dwam International, l’organisation dont je fais partie, purement haïtienne qui aide des haïtiens de partout à travers le monde, qui a même des projets pour Haïti.


D.- Qu’est-ce que vous aimez chez les américains et que vous aimeriez retrouver chez les haïtiens?

KF.- Les Américains aiment à apprécier, ils aiment encadrer les jeunes surtout. Ce que l’on ne trouve pas chez les haïtiens. Au contraire nos propres frères nous détruisent…le plus souvent sans causes.


D.-  En ce moment, comment sont vos rapports avec « Haïti-Chérie » ?

KF.- Mes yeux sont rivés sur Haïti, c’est comme si je vivais là-bas. Je suis très connectée avec les nouvelles, surtout, « Caraïbes FM », « Signal FM », « Métropole », « Kiskeya » et « Le Nouvelliste » sont mes favoris… J’aime le social, la politique, j’aime parler de mon pays, j’aime défendre Haïti. Haiti vit en moi.


D.-  Quels genres de support apportez-vous, actuellement, à la Patrie-Mère ?

KF.- J’aide à mon niveau des enfants à payer leurs frais scolaires, j’apporte aussi mon support moral à certains jeunes qui en avaient marre de la vie juvénile.


D.-  Aimeriez-vous retourner vivre définitivement en Haïti ? Si oui, sous quelles conditions ?

KF.- Définitivement, Haïti est ma terre natale, tout ce que je compte faire en termes de développement, je vois Haïti.


D.-  Parlez-nous de vos bons et mauvais souvenirs d’Haïti ?

KF.- J’ai laissé Haïti quand j’avais 21 ans, de très mauvais souvenirs c’est la période 2004. Une partie de ma famille vivait à La-scierie (St Marc), une autre partie à Nazon(Port-au-Prince), je ne veux même pas en parler, vous avez déjà une idée. De bons souvenirs… jouer au foot avec les gens de mon quartier, dans des championnats de vacances…. Tout ce qui m’avait permis de participer au championnat national de 1ere division avec le club « Amazone ».


D.-  Quels sont vos espoirs pour la jeunesse haïtienne d’Haïti?

KF.- Les intégrer dans la société, je ne parle pas de réintégration car on ne nous a jamais écouté, personne ne sait ce que nous sentons, ce que nous voulons en tant que jeunes. Je veux faire de nous, une jeunesse fière d’elle-même qui sait et qui n’a pas peur de s’exprimer. Une jeunesse « Soldat », prête à tout


D.-  Quels conseils donneriez-vous à la diaspora haïtienne concernant son pays d’origine ?

KF.- De ne jamais oublier sa terre natale, sa langue, sa culture, ses frères et sœurs qui souffrent péniblement.


D.-  Qu’entendez-vous par aide au développement durable ?

KF.- Ce ne sont pas les sachets d’eau qu’on nous donne mais des compagnies comme la CAMEP, ce ne sont pas des foires de santé qui nous arrivent par l’intermédiaire des « blancs » ou des églises protestantes mais des cliniques communautaire. On nous ridiculise trop avec cette question d’aide…qui ne fait que salir notre réputation en tant que peuple.


D.- Pouvez-vous faire le distinguo entre « aide pour le développement durable » et « aide humanitaire » ; laquelle de ces problématiques choisiriez-vous pour Haïti et pourquoi?

KF.- L’aide humanitaire est pour un moment bien déterminé, en cas de catastrophes naturelles. Cette dernière est contre-productive. Elle nous rend paresseux, elle nous met dans une situation à attendre l’international, les ONG. Tout est à leur bénéfice. L’aide pour le développement durable nécessite beaucoup plus, elle n’est pas temporaire. Cela demande beaucoup plus d’argent. Oui Haïti a besoin de l’aide des pays riches. Tout le monde sait que nous ne pouvons pas en sortir seul. Nous avons besoins non pas de l’aide humanitaire mais de l’aide au développement durable.


D.-  Que pensez-vous de la présence de la Minustah en Haïti ?

KF.- Cela me gêne infiniment. Nous sommes un peuple INDEPENDANT. Nous sommes le plus beau peuple au monde, nous savons écouter quand les dirigeants nous écoutent. Nous ne sommes pas des cannibales, des tueurs, des kidnappeurs, non. Ce sont des qualificatifs importés. Haïti est un petit pays, « kot sa pou nou menm ayisyen paka jere la a ? » Prenons le risque de chasser la Minustah, et voyons voir…


D.-  Devrait-on remobiliser et réhabiliter les FADH ? Pourquoi ?

KF.- Selon moi, remobiliser serait mieux. Il faut penser jeune. Une armée réhabilitée, on voit l’expérience oui mais, cette expérience peut aider à la remobiliser. Les grands seront là pour entrainer les jeunes.


D.-  Les haïtiens devraient-ils rester indéfiniment sous la coupe de la communauté Internationale ?

KF.- Au grand jamais. J’aime risquer. Je me dis tout le temps « poukisa nou pa frape pye’n atè pou nou di nou bouke, bannou peyinn ? » Même quand nous aurions à souffrir pendant 20 à 30 ans mais au moins après cette pluie serait le beau temps.


D.-  Keren Frederick, avez-vous réalisé le rêve de votre vie ?

KF.- Le rêve de ma vie serait loin d’être réalisé. Le rêve de ma vie c’est d’unir tous les haïtiens sans distinction. D’avoir la capacité de parler avec un kidnappeur, le faire prendre conscience de son état, le mettre dans un autre monde, un monde d’amour fraternel ; d’arriver au parlement, d’éliminer tous les petits clans, un parlement unanime qui voit pays d’abord ; de rentrer au palais national, d’avoir la capacité de parler au président, le faire changer d’attitude, s’il en a une mauvaise… de voir un pays « PERLE DES ANTILLES ».


D.- Quelle est la question primordiale que nous ne vous avions pas posée, quelle est la réponse et donnez-nous le mot de la fin ?


KF.- De quelle ville d’Haïti suis-je ?

Quand je donne une réponse à cette question, tout le monde rie de moi. Je dis toujours que je viens d’Haïti. Savez-vous pourquoi ? Je suis la rare personne que sa famille vient de la majorité des départements du pays. Mon père vient de la Grand’Anse, ma mère de l’Artibonite, Ma grand-mère maternelle du Nord-Ouest, ma grand-mère paternelle, du sud, moi de l’Ouest. Ce qui fait de moi une fière haïtienne.


D.-  DIASPORAMA/CANAL+HAITI vous remercient pour votre support dans le cadre du Mouvement de la Reconstruction d’Haïti, de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

KF.- Merci DIASPORAMA/CANAL+HAITI


Posted by canalplushaitionlinenews for the 1rst time, on December 24, 2011 at 4:40 PM
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Propos receuillis par Andy Limontas pour DIASPORAMA/CANAL+ HAITI